IL SUPPRIME LE HOQUET POST-OPÉRATOIRE
Doppler, Dzialozsinski, Sword, Henderson, Lahey signalent l'efficacité de CO? contre cet accident si te- nace et si pénible pour le malade.
Sheldon publie 11 observations avec seulement 2 insuccès.
« Il suffirait généralement de quelques bouffées de CO? pour arrêter net le hoquet le plus tenace et pour rétablir le rythme respiratoire normal. Le plus souvent, ce hoquet se reproduit au bout d’un certain temps ; mais le CO? n’a rien perdu de son action et l’opéré peut trouver à sa portée le secours immédiat qui apportera un répit à son tourment » (Mouzon).
Une observation de Sheldon concerne un homme de 65 ans, présentant le 5° jour de l'opération un hoquet particulièrement tenace, rebelle à la morphine ; quelques bouffées de CO? le firent cesser. Les crises de hoquet se reproduisirent pendant plusieurs heures, et chaque fois les inhalations carboniques en eurent raison jusqu’à leur cessation définitive.
Mouzon explique ainsi cette action : « Une inspiration volontaire, vigoureuse et brusque, réussit parfois à couper une crise de hoquet ; on comprend que lhyperpnée involontaire déclenchée par l’inhalation de CO? soit plus efficace encore ».
On se doit d’utiliser une thérapeutique aussi simple contre un symptôme souvent rebelle au. traitement
classique.
ROBIN