DANS LA PÉRIODE POST-OPÉRATOIRE
Une nouvelle inhalation sous masque est faite au lit du malade 4 ou 5 heures après la fin de l’intervention. Dans les 3 ou 4 premiers jours, les séances d’inhalation sont renouvelées deux ou trois fois par 24 heures pendant une durée de 5 minutes.
Si les circonstances l’exigent (choc, complications pulmonaires) les inhalations pourront être répétées très longtemps suivant les indications fournies par l’état du malade.
Elles nous paraissent tout particulièrement recommandées quand les complications pulmonaires sont à redouter.
Dans l'emploi de l'appareil, il importe de veiller à
maintenir le sac régulateur à moitié gonflé en des-
serrant à peine le volant de la vis micrométrique. Si une quantité excessive de carbogène distend le sac, le gaz arrive sous pression dans le masque et les malades accusent une sensation désagréable de suffocation.
Les chirurgiens qui, comme Gaudier, utilisent SYStématiquement le carbogène, recommandent son emploi — dans la chirurgie pleuro-pulmonaire « après les thoracoplasties, la respiration est rendue aisée, profonde, l’expectoration facile, sans provoquer les efforts
si pénible à ces malades aux côtes réséquées » (Gaudier).
Après les pleurotomies, le carbogène remplace avantageusement la gymnastique respiratoire au spiromètre ou à la bouteille de Pescher.
— Dans la chirurgie gastro-hépatique où les complications pulmonaires sont dues plus au trouble de la mécanique respiratoire qu'aux embolies septiques. — Chez les vieillards, on évite les congestions hypostatiques.
— Chez les malades porteurs d’une pneumopathie, bronchitiques chroniques et emphysémateux qui se déclarent toujours soulagés par les inhalations.
— Chez tous les malades où l’immobilité doit être maintenue et où l’on craint l’atélectasie.
— Chez les hyposystoliques, le carbogène est utile au point de vue pulmonaire aussi bien qu’au point de vue cardiaque.
« La chirurgie, grâce à cette méthode, ne sera plus exposée à des accidents quelquefois si graves et qu’on évitait si difficilement. Depuis son emploi dans mon service, écrit Gaudier, je n’ai plus connu de complications pulmonaires post-opératoires. »