‹ Les inhalations carboniques dans la pratique chirurgicaleChapitre 61 sur 65 · RÉSULTATS · texte numérisé non relu

RÉSULTATS

Augmentation de l'amplitude des mouvements respiratoires : hyperventilation.

Dès la première minute qui suit l’inhalation de carbogène, les mouvements respiratoires deviennent plus profonds, plus réguliers, moins fréquents parce que plus efficaces.

Nous avons recherché et comparé la fréquence des mouvements respiratoires à la fin de l’anesthésie et après 5 minutes d’inhalation de carbogène.

Cette fréquence tombe :

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Il est remarquable de constater que le faciès, les lèvres, le nez prennent en quelques minutes une belle coloration rose vif qui efface leur teinte cyanotique toujours plus ou moins marquée lors de l’enlèvement du masque.

Rapidité du réveil

Nous avons été particulièrement frappé par la rapidité du réveil dûe à coup sûr à l'élimination accélérée de l’anesthésique.

Dans l’obs. n° 16 : (durée de l’anesthésie 30 m.). Les premiers signes du réveil (gémissements, malade ouvrant les yeux) apparaissent 10 minutes après le début de l’inhalation..

Dans l’obs. n° 18 (durée de lanesthésie 30 m.) : 9 minutes après.

Dans l’obs. n° 69 : (durée de l’anesthésie 1 heure) : 16 minutes après.

Dans l’obs. n° 54 : (durée de l’anesthésie 1 h. 35) : 12 minutes après.

Dans l’obs. n° 26 : (durée de l’anesthésie 40 m.) : 10 minutes après.

Suppression des nausées et de vomissements Dans tous les cas où l’anesthésie a été suivie immédiatement d’une inhalation de carbogène, nous n’avons jamais observé les nausées et les vomissements si pénibles du réveil ; on pourrait objecter que l’emploi du balsoforme diminue leur fréquence, mais cette

anesthésie ne les supprime nullement comme nous avons pu le constater dans de nombreux cas.

Dans les heures qui suivent le réveil, il est frappant de constater le soulagement considérable apporté par les inhalations de carbogène. On ne voit plus ces opérés agités réclamant une surveillance incessante, le faciès pâle, la respiration courte, secoués de pénibles nausées. Tout au contraire, les malades sont calmes, la respiration ample et régulière, le faciès rosé, le pouls bien frappé. |

Action sur la tension artérielle et le shock opératoire

Les inhalations de carbogène pratiquées à la fin de lanesthésie relèvent la T.A. et ce fait presque constant présente un intérêt considérable. Cette élévation porte le plus souvent sur les deux tensions, maxima et minima, quelquefois sur la maxima seulement (Obs. nat):

En même temps le pouls devient plus ample et mieux frappé. Il se ralentit presque toujours de 8 à 10 pulsations après une séance d’inhalation de 10 minutes.

Toutefois son accélération n’est pas rare, accélération paradoxale puisqu'elle coïncide avec le relèvement de la tension artérielle. Ce fait a été constaté par d’autres auteurs sans qu’on puisse y trouver d’explication satisfaisante (Obs. n° 33).

Dans l’obs. n° 1 (femme de 60 ans, hystérectomie), la T.A. qui était primitivement de 15/8,5 tombe à 11/7,5 à la fin de l’intervention. Après inhalation de

carbogène de 10 minutes, elle remonte à 14/9.

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