‹ Les Injections Continues D'InsulineChapitre 17 sur 21 · DER · texte numérisé non relu

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être prises à la lettre pour être appliquées d’une façon rigoureuse.

Il. — Dose d’insuline nécessaire pour maintenir constant le taux d’une glycémie ramenée à la normale.

Avant d'aborder ce sujet, nous avons voulu nous rendre compte de l’évolution, chez un diabétique, du taux du sucre sanguin, quand on arrête l'injection d'insuline après avoir ramené la glycémie en 3 heures à la normale. Nous avons procédé de la manière suivante :

Dans un premier temps, la glycémie est ramenée à la normale en 2 à 3 heures; dans un second temps, des prises de sang sont effectuées pendant une période équivalente à une heure d'intervalle; à la solution d’insuline est substitué du sérum physiologique; nous donnons, à titre d'exemple, une courbe de ce genre :

Injection continue d’insuline chez les diabétiques Variations de la glycémie après l'arrêt de l'injection

Me G.|53 kg

Glycémie en gr 40

pa Debut ln. Sérum Physiol.

1 2 3 4 tempsenh <ln Insul = 0% 34/xqh <--hny Sér Phys 100ce/hs

+ Giycémie en gr oo

ie der

Il résulte de cette courbe que la glycémie se maintient au même niveau pendant une demi-heure à une heure; elle remonte ensuite lentement, et au bout de 3 heures, elles est encore loin d’avoir atteint son taux initial ; cette lenteur des variations glycémiques semble bien pronver que le mécanisme qui les a engendrées ne provoque pas de réactions violentes.

‘Les mêmes résultats sont observés quand, au second temps de l’épreuve, on arrête complètement l’injection au lieu de continuer à injecter du sérum physiologique :

Injection continue d'insuline chez les diabétiques Variations de la glycémie après l'arrêt de l'injection

fe G.|60 kg. ]

Glycémie er gr 0

€-..lnj.Insul, = 0% 42/ Ke tempsenh. PT e TES

Ces résultats acquis, étant donné que la glycémie avait tendance à monter spontanément après l’arrêt de l'injection, 1l fallait, pour qu’elle se maintienne d'une façon prolongée à un taux normal, continuer à injecter une certaine dose d'insuline que nous nous

é temps enh.

D de

sommes proposé de déterminer. Pour ceci, voici comment nous avons opéré :

Chaque malade était soumis à plusieurs séances d'injections continues, à une semaine d'intervalle. A chaque séance, dans un premier temps, la glycémie était ramenée à la normale en 3 heures avec une dose d'insuline élevée (0,3 ou 0,4 unité par kg./h.); au bout de ce temps, l'injection était suspendue pendant une demi-heure à une heure; elle était reprise pendant un second temps de durée analogue avec une dose d’insuline inférieure; la dose injectée dans ce second temps varlait d’une séance à l’autre en décroissant (de 0,2 à 0,01 unité d'insuline par kg./h.). On cherchait ainsi à établir dans ce second temps la dose strictement nécessaire pour empêcher la production de l’augmentation du taux de la glycémie constatée dans les épreuves citées au début de ce chapitre; étant donné le temps prolongé des injections (7 heures) et les nombreuses séances indispensables pour établir cette dose d'entretien, nous n’avons pu examiner de cette façon que trois cas : 1l s'agissait de trois malades atteints de diabète grave acidosique, maintenus en état d’équilibre par la combinaison d’un régime et d’un traitement insulinique appropriés.

On devait penser a priori que si l’on fournissait à un diabétique dont le taux de la glycémie avait été abaissé à la normale, une dose d'insuline voisine de celle que sécrète normalement le pancréas, c’est-à-dire un centième d'unité par kg./h., la glycémie devait se maintenir à ce taux tant que durerait l'injection.

Deux de nos malades sur trois se sont comportés de cette façon :

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