‹ Les Injections Continues D'InsulineChapitre 21 sur 21 · ND · texte numérisé non relu

ND

Ces données permettent d'évaluer à 6 7 (six milliè- G # 2 La / / V2

mes de mgr.) la quantité totale d'insuline sécrétée en une heure par un homme normal de 60 kg. à jeun.

3° CHEZ UN GROUPE DE DIABÉTIQUES, dont la plupart présentaient une forme de diabète avec acidose et une glycémie à jeun variable entre 1 gr. 50 et 5 gr. %0, nous avons fait les observations suivantes :

1. — La dose d'insuline nécessaire pour ramener la glycémie à la normale en 3 heures est d'autant plus forte que la glycémie à jeun est plus élevée, sans qu'il y ait proportionnalité; elle est en effet de :

0,05 unité par kg./h. pour une glycémie au-dessous de 2 gr.

0,2 à 0,3 par kg./h. pour une glycémie de 2 à 3 gr.

0,4 à 0,5 par kg./h. pour une glycémie de 3 à 4 gr. et des doses supérieures pour une glycémie au-dessus de 4 gr.

Ces chiffres ne constituent qu’une indication et n’ont rien d’absolu car des variations individuelles peuvent s’observer.

2. — La dose d'entretien (c’est-à-dire la dose d’insuline nécessaire pour maintenir à la normale pendant un temps prolongé une glycémie ainsi réduite) ne parait pas la même pour tous les malades; en effet, elle à pu être fixée à 0,01 unité par kilogramme et par heure chez deux de nos malades; elle est dans ce cas voisine de la dose limite hypoglycémiante établie chez le sujet normal; elle était de 0,1 unité chez un troisième malade, c’est-à-dire dix fois plus forte que chez les deux premiers. Cette différence de comportement est peut-être due à ce que tous les diabètes ne présentent pas la même pathogénie : les uns sont dus

à l'insuffisance pancréatique seule, les autres à un trouble plus complexe.

LP

3. — L'action de l'injection continue d’insuline est aussi nette sur la glycosurie que sur la glycémie; dès que celle-ci descend au-dessous du seuil rénal d’élimination du glucose, la glycosurie disparaît rapidement. Par contre, l'injection continue d’insuline seule agit peu sur l’acétonurie; mais en associant à l'insuline une proportion convenable de glucose (1 à 2 gr. par unité d'insuline) on fait rapidement cesser l’état d’acidose.

4. — Les injections continues d'insuline ont agi très favorablement sur l’état général et l’évolution du diabète de nos malades, aussi bien sur les cas de diabète acidosique sans complications, que sur les cas compliqués (infection, fracture, intervention chirurgicale, coma) ; c’est donc dans ces derniers cas que ces injections ont le plus d'intérêt car elles permettent en un temps extrêmement court de supprimer l’état de glycosurie et d’acidose et d'améliorer très rapidement l’état général des malades.

Vu : Le Président de Thèse, A. BAUDOUIN.

Vu : Le Doyen, TIFFENEAU.

Vu el permis d’imprimer :

Le Recteur de l’Académie de Paris, Pour le Recteur :

L'Inspecteur de l’Académie, MONOD.

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