CONCLUSIONS
Les injections intra-vasculaires continues d’insuline nous ont permis de faire les constatations suivantes :
1° CHEZ LE CHIEN, la dose limite hypoglycémiante d'insuline (c’est-à-dire la quantité minima d’insuline que l’on doit injecter à un sujet par kilogramme et par heure d’une façon continue dans le système circulatoire, pour obtenir un abaissement du taux de la glycémie dépassant les limites des variations physiologiques) est environ cinq fois plus forte par la voie intra-veineuse périphérique que par les voies intraveineuse mésentérique et intra-artérielle; elle est en effet de 0,02 à 0,05 unité d'insuline par kilogramme et par heure par voie intra-veineuse périphérique et de 0,005 à 0,01 unité par voies intra-veineuse mésentérique et intra-artérielle.
Cette dose limite hypoglycémiante est du même ordre de grandeur que le taux d'insuline qui, d’après Houssay et HozM, maintient chez le chien dépancréaté la glycémie à un chiffre normal, l'injection étant faite dans les deux cas par voie intra-veineuse périphérique.
CHEZ L'HOMME, au cours d'essais thérapeutiques, nous avons pu fixer à : 0,01 à 0,02 unité d'insuline par kilogramme et par heure la dose limite hypoglycémiante, par la voie intra-veineuse périphérique.