ABCÈS DU POUMON
C’est dans les abcès du poumon que lalcoo!l intra-veineux a le plus d'action. Toutes les suppurations pulmonaires collectées sont justiciables de ce traitement, même les abcès dysentériques. On sait que 20 à 25 % de ces abcès guérissent spontanément, mais le traitement médical est souvent inefficace. L’émétine est active dans les abcès d’origine amibienne seulement. Les auto et les stockvaccins ont produit des rémissions et des succès passagers. Les expectorants, les fluidifiants, lhyposulfite de soude restent fréquemment inactifs, le benzoate de soude mis à part. Quand le traitement médical est impuissant, il nous reste le traitement chirurgical et l’alcoolothérapie, Le traitement chirurgical ne doit être tenté qu’en cas de nécessité absolue dans les abcès putrides d'emblée dont l’image radiologique indique nettement le siège et le volume.
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Avec la thérapeutique médicale habituelle, on compte 60 à 80 % de mortalité dans les abcès du poumon.
Avec l'emploi de l'alcool, on obtient les résultats suivants : sur 68 cas d’abcès pulmonaires que nous avons relevés il y eut 42 guérisons, 10 améliorations, 9 échecs et 7 morts. Les morts sont survenues dans 5 cas après intervention chirurgicale. Les échecs furent nets dans 4 abcès fétides et 3 abcès aigus'à germes pyogènes, et toutes les médications essayées restèrent impuissantes.
On doit donc essayer l'alcool dans les abcès simples. Dans les abcès putrides et gangréneux, les guérisons ne sont plus que de 50 %. On a signalé (MM. Manceaux, Laffarge et Fremgacci) une guérison rapide d’un kyste hydatique infecté avec relèvement de l’état général et diminution de l’expectoration.
L'alcool doit être préféré également au traitement chirurgical dans les abcès pulmonaires de lenfant. Chez celui-ci, la guérison spontanée est plus fréquente que chez l'adulte, 11 faut donc autant que possible éviter les traitements sanglants.
Concluons en disant que : l’alcool a une action bienfaisante, cette action est souvent imprévisible mais les résultats sont parfois supérieurs à ceux que l’on obtient grâce aux autres procédés.