LA GANGRÈNE PULMONAIRE
Cette affection primitive ou secondaire a toujours un caractère d’exceptionnelle gravité. Nous n'avons relevé que quelques cas d’amélioration par lPalcool. L'alcool retarde l'issue fatale de la gangrène. On obtient une amélioration de l’état général avec diminution passagère de la fièvre, l’expectoration devient moins fétide et diminue légèrement en quantité. R. Burnand a signalé en 1932 un cas d'amélioration passagère dû sans contestation possible
+ Halte
à la méthode de Landau, L'amélioration fut nette dans cette gangrène pulmonaire avancée : en dix jours l’auteur obtint un effet euratif important. Il serait vain de demander davantage à cette méthode dans une affection aussi grave.
3° BRONCHOPNEUMONIES ET PNEUMONIES.
L'alcool intraveineux a été maintes fois employé dans les pneumopathies aiguës. Les observations relatant des guérisons de pneumonies et de bronchopneumonies par l’alcoolothérapie I. V. sont nombreuses.
Azerad et G. Dreyfus ont signalé quatre cas de pneumonie grave chez des éthyliques; la défervescence fut amenée par l’alcool en 48 heures,
MM. Massière et Leuret ont publié quatre cas de bronchopneumonie compliqués soit de dilatation bronchique, soit d’asthme, soit d’insuffisance cardiaque chez un sujet âgé, la guérison fut obtenue dans ces quatre cas par le seul alcool.
H. Couturier a signalé plusieurs cas de guérison dans des pneumonies à allure grave chez le vieillard.
Fejgin guérit une bronchopneumonie chez un cardiaque emphysémateux en moins de trois semaines.
Jaso et Molo, R. Cruchet à Bordeaux ont publié plusieurs cas de guérison de penumonie chez des enfants.
Szajna, sur 24 pneumonies lobaires qu'il traita par les I. V. d'alcool, eut 24 guérisons. [1 a obtenu une chute de la température, et une amélioration de l’état général après une seule injection de 50 cm de la solution alcoolique au 1/3.
L'alcool I. V. est donc parfaitement indiqué dans les pneumonies et bronchopneumonies, son action est favorable, mais il est préférable de ne pas attendre trop longtemps avant de l’emplover, on préviendra ainsi les défaillances du myocarde.
En somme, on constate, dans ces pneumopathies, après administration de l'alcool, un abaissement marqué de la fièvre, des pulsations et de la dyspnée, la période d'état est souvent supprimée complètement, le danger représenté par l’hépatisation grise est écarté, la défervescence se fait en 12 à 36 heures et la convalescence est accélérée.
ÀA° BRONCHITES ET BRONCHECTASIES.
Les bronchites aiguës ne relèvent que rarement, en raison de leur bénignité, du traitement par l'alcool. Mais l'alcool peut être précieux parfois chez les vieillards et les sujets à cœur fatigué.
La bronchite chronique et la dilatation des bronches sont souvent améliorées par ce traitement. L'alcool ne peut produire un restitutio ad integrum, car la sclérose pulmonaire est définitive, mais il atténue les inflammations passagères et prévient la bronchopneumonie compliquant ces affections.