‹ Les Injections d'alcool dans les pneumopathiesChapitre 20 sur 32 · HE · texte numérisé non relu

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dyspnée intense avec température élevée. Au moment où elle

a été examinée, la dyspnée asthmatiforme persistait ; à

l’auscultation on percevait dans les deux champs pulmonaires une pluie de râles ronflants et sibilants, on notait en plus un gros foyer de râles sous-crépitants à la base gauche, l’expectoration était assez abondante, mucopurulente, sans pré-

dominance de germes particuliers. Le pouls était rapide, la

Ab

température atteignait 40° le soir. Le malade présentait une adynamie marquée. On mit des ventouses scarifiées et l’on commença un traitement par injection de quinéase et d’électrargol. Au bout de neuf jours, la malade n'étant pas sensiblement améliorée, on décida d’injecter de l'alcool intraveineux. Comme en témoigne la courbe, l’action sur les phénomènes généraux fut immédiate, la température s’abaissa, la dyspnée disparut, la malade reprit des forces et, en quelques jours, tout rentra dans l’ordre. Il ne persista plus, au point de vue de l’auscultation que des signes de sclérose pulmonaire que la malade avait habituellement.

Dans ce cas de sclérose pulmonaire avec asthme intriqué et broncho-pneumonie, la guérison fut rapidement obtenue par l'alcool.

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