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OBSERVATION III

Recueillie dans le service de M. Carles par MM. Massière

et Leuret.

M. X. B., hospitalisé à l'hôpital Saint-André, salle 14, pour une toute autre cause, fait, en octobre 1932, une pneumonie franche aiguë massive. Dès le troisième jour, l’état du malade, qui compte 69 ans, est excessivement alarmant. Le pouls est très faible et incomptable, la langue sèche. Le malade est complètement prostré ; sa température est en plateau à 40° ; la face et les extrémités sont froides et cyanosées. I s’agit, somme toute, d’un mourant malgré le traitement classique de la pneumonie (digitale, huile camphrée, grands enveloppements humides, ventouses scarifiées).

C’est dans cet état que l’on décide de lui faire de l'alcool intraveineux. Dès la première injection d'alcool, on constate une tendance à l'amélioration : le malade est moins dyspnéique et moins cyanosé. À la deuxième injection d’alcool — par conséquent le cinquième jour — on voit, contre toute

attente, ce malade faire une crise des plus nettes avec une

chute de température de 3°. En 48 heures, la dyspnée a disparu, la cyanose également. Le pouls s’est ralenti et renforcé. Les urines ont reparu. On pratique, malgré tout, deux

nouvelles injections d'alcool intraveineux et le malade guérit complètement. Les signes d’auscultation, toutefois, persistè-

rent quelques jours encore.

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