‹ Les Injections d'alcool dans les pneumopathiesChapitre 22 sur 32 · OBSERVATION IV · texte numérisé non relu

OBSERVATION IV

Recueillie dans le service de M. Carles par MM. Massière

et Leuret.

Il s'agissait d’un malade de race noire, qui, environ un mois avant son entrée à l'hôpital, avait subitement ressenti un coup de poignard à la base du poumon droit. En même temps, la fièvre apparaissait et il se mit à tousser et à cracher abondamment. Ses forces diminuèrent peu à peu et, complètement épuisé, il se fit hospitaliser. Dans ses antécédents, on notait une blessure de guerre par balle ayant traversé le lobe infé-

rieur du poumon droit. Depuis, il crache constamment, par-

Lami.

ticulièrement l'hiver, et a présenté souvent de légères hémoptysies. À l'examen, on constatait que le sujet était amaigri, la toux était persistante, il existait une dyspnée marquée,

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l’expectoration était abondante, muco-purulente, mêlée de sang. Le pouls était rapide ; la température oscillait de 38° à 40°. L’asthénie était intense, le malade avait une voix faible, cassée ; il existait une large zone de matité à la base du poumon droit avec des vibrations vocales très augmentées.

A lauscultation, râles ronflants et sibilants dans toute l’étendue du poumon droit. A la base, souffle presque tubaire et râles sous-crépitants fins.

On commença immédiatement un traitement par des injections intraveineuses d’alcool ; d’abord 5 centimètres cubes, puis 10 centimètres cubes en piqûres quotidiennes.

En quelques jours, ce malade, qui était épuisé par un mois de fièvre déterminée par son infection pulmonaire, se sentit amélioré. La température s’abaissa, l’expectoration diminua, les forces revinrent et, parallèlement, les signes d’auscultabon se réduisirent, ne laissant subsister qu’une respiration soufflante à la base droite et quelques râles.

Les injections d’alcool furent interrompues et l’on vit alors, au bout d’une douzaine de jours, apparaître une nouvelle poussée fébrile qui céda immédiatement à la reprise de lalcoo!l intraveineux.

Cette bronchepneumonie traînante chez ce sujet atteint de

sclérose lobaire ‘lu poumon avec dilatation bronchique fui donc guérie par ce traitement.

(Courbe IV.)

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