INTRODUCTION
L'intervention de la radiologie en clinique comme contrôle ou moyen de diagnostic constitue une acquisition déjà ancienne. Cependant les efforts s’orientaient bientôt dans la recherche de procédés, tendant à metlre en évidence à l’écran des régions et des organes que les rayons à eux seuls ne précisaient que d'une manière imparfaite. Ainsi l’exploration du tube digestif se trouvait singulièrement facilitée par l’utilisation de substances opaques.
D’autres muqueuses plus sensibles, d'autres organes moins tolérants que le tractus digestif paraissaient rebelles à une désignation radiologique formelle par des substances analogues. Pour l'arbre respiratoire en particulier la tâche semblait ardue, Des mains de Sicard et Forestier le problème devait recevoirsa solution. Dans leur communication à la Société médicale des hôpitaux, le 9 mars 1922, ces auteurs montraient dans le lipiodol un produit opaque aux rayons X et acceplé par le poumon.
Suivant leur expression, « une nouvelle méthode d'exploration radiologique était créée ». Peu après, Aimé, Brodin et Wolf puis Sergent et Cottenot
apportaient de très beaux résultats. Le lipiodol
venait avec une précision toute anatomique tracer les contours bronchiques, révéler une caverne, localiser une lésion, affirmer la perméabilité d’un territoiré pulmonaire radiologiquement obscur. Le diagnostic des affections pleuro-pulmonaires de ce fait, connaïssait dans maintes circonstances une rigueur nouvelle, et la sanction thérapeutique comme le pronostic recevaient une orientation plus catiée tout ceci s’adressait à l’adulte.
-Si le procédé s’aaffirmait ainsi des plus précieux, de quels services ne lui serait-on pas redevable chez l'enfant.
On sait la complexité d’un diagnostic dans nombre de cas d’affections pleuro-pulmonaires de l’enfance qui par les seuls moyens de la clinique, du laboratoiré et de la radiologie ne font pas leur preuve. . Chez l'enfant le récit des faits demande un accueil plein de réserves, les impressions se traduisent mal: souvent l’expectoration fait défaut; la recherche des signes physiques s’effectue malaisément sur ce thorax étroit ; l'interprétation en demeure hésitante, tellement ils sont diffus ou au contraire frustes,
L'examen à l'écran, dernier recours n’autorise bien des fois aucun choix entre les Axpothèses envisagées.
Au jugement de notre maître M. Armand-Delille,
nb
ce procédé de diagnostic d’un emploi si concluant chez les adultes, ne pouvait être négligé en pédiatrie. En juillet 1923, sur son initiative M. Cottenot en fit avec succès devant nous la première application à l'enfant. Depuis lors dans son service et sous sa direction la méthode lipiodo-radiologique est entrée dans la pratique courante et les nombreuses observations qui s’y rapportent nous ont paru ménager de précieux enseignements.
Ainsi se précisa l’objet de notre travail et nous ne saurions en aborder le fond sans reporter nos remerciements sur le maître excellent qui en fut l’inspirateur et le guide. |