INDICATIONS DES INJECTIONS INTRA-TRACHÉALES DE LIPIODOL CHEZ L'ENFANT
Du point de vue théorique, l'indication fondamen: tale procède du contraste existant entre l'abondance des signes physiques d’une part, et la négativité ou l'imprécision des constatations radiologiques d’autre . part.
Au point de vue pratique, à la lumière de l’expérience, on peut répartir les indications de la méthode en trois groupes: indicalions fréquentes, rares et relatives.
Indications fréquentes
A) Il s’agit de jeunes sujets présentant dans leurs antécédents une ou plusieurs broncho-pneumonies. Ce sont des tousseurs chroniques. Parfois ils expectorent abondamment. L'examen thoracique révèle un syndrome pseudocavitaire d’une fixité impression- - nante : néanmoins le passage à l'écran démontre l’intégrité du parenchyme pulmonaire et d’ailleurs les
recherches de laboratoire récusent l’étiologie tuberculeuse. Tout fait craindre la dilatation des bronches,
que seul l’usage du lipiodol confirmera ou infirmera. :
Lette
B) Tel autre malade possède un passé respiratoire chargé : toux, vomiques, poussées fébriles, matité et syndrome cavitaire de la partie moyenne du poumon ou de la base. Le diagnostic de bacillose aura été écarté par les procédés rigoureux habituels : analyse des crachats après homogénisation, cultures, inoculation au cobaye. La radiographie n'apporte aucune précision. Le recours au lipiodol départagera la caverne d'abcès pulmonaires, la dilatation des bronches, l'épanchement enkyste évacué, la sclérose simple. |
Indications rares
Soit à la radio, une ombre thoracique à laquelle il est difficile d’assigner une origine, il est raisonnable de faire intervenir le lipiodal. Nous nous efforcerons d’injecter le territoire bronchique correspondant à l’ombre et à ses limites et par suite de situer cette ombre dans le poumon, dans la plèvre, le médiastin,au-dessus ou au-dessous du diaphragme.
Signalons aussi, sans que nous en ayons personnellement l'expérience, les avantages certains que retirerait du lipiodol, l'exploration d’un trajet fistuleux suspecté de connexions pleuro-pulmonaires.
Indications relatives
Nous rangeons sous ce vocable les cas ne revé tant pas un mode d'indication formelle, Le diagnostic causal dûment établi ; il pourra néanmoins être
désirable d’attcindre à une précision plus grande. Il s’agit surtout de sujets à expectoration bacillifère chez lesquels avec les réserves que nous verrons, on. cherche à caractériser une caverne, dépister une ô
dilatation des bronches au sein d’un bloc pulmonaire.