‹ Les Injections IntraveineusesChapitre 21 sur 27 · MALADIES DES CHIENS · texte numérisé non relu

MALADIES DES CHIENS

Les premières tentatives faites par le Dr Roussel (1913) et par Douville (1914) contre la chorée sont peu satisfaisantes. Panisset et Verge (1922) après avoir repris l’étude du néoarsénobenzène chez le chien sain l’essayent à leur tour dans les diverses formes de l’affection : chorée, paralysies accentuées et diverses, localisations broncho-pulmonaires. Ils n’ont jamais opéré sur des chiens chez lesquels la maladies venait d’apparaître sans aucune localisation.

« En résumé — concluent les auteurs — nous n’avons eu que des résultats forts médiocres dans le traitement des formes nerveuses et thoraciques de la maladies des chiens, par l'injection intraveineuse de novarsénobenzène ». [ls pensent que tout au début de la maladie, alors que celle-ci ne revêt encore que sa forme septicémique, sans localisations, le néoarsénobensène peut avoir une action plus nette et plus favorable.

Motas, Puricesco et Lachelarie en 1922 obtiennent des résultats excellents dans les formes catarrhales de la maladie, mais ne réalisent aucune amélioration dans des cas graves avec chorée, paralysies, gastro-entérites, confirmant ainsi ce qu'ont signalé Panisset et Verge.

Babb en 1926 établit par de nombreuses expériences (500 environ) que le sulfarsénol exerce une action curative très nette dans la période d’incubation de la maladie des chiens. Il se montre inefficace dans le traitement des localisations pulmonaires et digestives. Par contre

il obtient de nombreux et brillants résultats (90% de. guérison ou de grosse amélioration sur 60 sujets) dans le traitement de la chorée.

Bouchet en 1926 utilise le stovarsol-sodique à la dose de O0 gr. 1 par kg. sur 44 sujets : il obtient 31 guérisons parfaites sans une seule complication nerveuse. Les cas favorables se rapportent naturellement aux animaux traités dès le début de la maladie. Sur 55 injections il signale un seul accident : syncope de quelques secondes chez un animal dont le système nerveux était déjà atteint. Il en conclut que le stovarsol sodique est un médicament qui empêche l’éclosion des complications nerveuses ou même enraye leur évolution.

Demay essaye le stovarsol sodique d’après la méthode de Bouchet dans 35 cas de maladies des chiens. Il arrive à des conclusions diamétralement opposées : le stovarsol sodique, bien qu'il soit parfaitement toléré par l’organismes des malades se montre dénué de tout effet curatif.

Ii faut remarquer cependant que Demay a traité des animaux qui présentaient déjà des localisations assez nettes d’entérite, de broncho-pneumonie, de méningomyélte etc: sr

Monpert en 1927 rapporte un cas de maladie des chiens avec localisations nerveuses, guéri par 18 injections de sulfarsénol.

Le médicament, dit l’auteur, possède une action curative dans les localisations nerveuses, même lorsqu'il est employé tardivement.

Vanpoperinghe en 1931, après une étude comparative

Page 1