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entre l’uroformine et le sulfarsénol dans le traitement des complications nerveuses de la maladie des chiens, arrive aux conclusions suivantes. Le sulfarsénol, par son pouvoir microbicide et eutrophique marqué, donne des résultats plus appréciables que l’uroformine. Il est capable non seulement de combattre l'affection, mais également d'amener souvent la guérison, même si on intervient tardivement.
En résumé, il semble que la médication arsenicale peut avoir une certaine efficacité. Réservée exclusivement aux formes septicémiques avant que les localisations aient eu le temps de se constituer, elle serait capable de faire baisser rapidement la température et d'amener la guérison. Cependant écrit Douville : « Cette phase septicémique quasi prodomique passe généralement inaperçue du vétérinaire ou plus exactement il n’est jamais consulté à cette période. Sur 100 chiens frappés de maladie, nous ne voyons pas le dixième qui nous soient présentés à la phase initiale; cette constatation suffit à expliquer la plupart de nos échecs ».
ECczEMA CHRONIQUE DU CHIEN.
Les arsénicaux, s’éliminant en grande partie par les tissus kératiniques, ont été utilisés dans le traitement de l’eczéma. Employés sans mesure en dermatologie humaine dans le courant du siècle dernier sous l'influence de Brett, Cazenave, Rayer, Deverger, leur usage a été déconseillé par la suite par Hillairet, Vidal, Baumès, Besnier, Brocq, Audry. « C’est une véritable faute de la part d’un praticien de donner à tort et à travers de l’ar-
vies
senic à un eczémateux, à un soi-disant herpétique » (Audry). Cependant Ravaud signale des résultats surprenants sur des eczémateux chroniques par l’emploi de la médication arsénicale sous forme de cacodylate de soude à haute dose en injections intra-veineuses.
À la suite de travaux de savants américains, il est apparu que l’organisme supportait impunément des doses considérables de ce médicament en injections intraveineuses. Prokhorov préconise la dose journalière de 10 cg par kg.
Pons en 1923 essaye le cacodylate de soude à haute dose (0 gr.250 par kg) dans le traitement de l’eczéma chronique du chien.
Les expériences ont porté sur 7 chiens. Il en conclut que l’action du médicament est insuffisant dans cette maladie. Aprés une amélioration fugace, les guérisons n’ont pas été plus rapides qu'avec tout autre traitement. Il observe d’autre part des récidives.
Douville voulant étudier l’action du Rhodarsan sur le rein constate incidemment son efficacité dans l’eczéma chronique du chien.
« Le chien âgé de 8 ans présente des lésions anciennes qui ont résisté aux traitements les plus variés. Toute la région dorso-sacrée est dénudée, rugueuse et plissée : la peau a perdu toute sa souplesse et présente par endroits de petites végétations papillaires qui lui donnent un aspect chagriné. L'animal se frotte ou se gratte avec une frénésie toute particulière ».
Les injections intraveineuses quotidiennes de I etg
par kg amènent ei. l’espace de 1 mois une modification
Maspoli 7
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très grande de son état : «les poils avaient repoussé et a peau découvrait partiellement sa souplesse et sa toison ».
Le sujet mis en observation pendant 2 mois n’a jamais présenté la moindre récidive, ni la moindre velléité à se gratter.
Lesbois et Faillie ayant utilisé sans en obtenir le moindre effet, les doses massives de novarsénobenzol, expérimentent l’arsénobenzol. Ce produit est dissous, pour neutralisation dans une solution de soude à 5 gr. 72 par litre, 4 cc. pour 10 cg d’arsénobenzol et administré par voie intraveineuse tous les deux jours.
Les auteurs, après 7 essais, déclarent que l’arsénobenzol n’est pas capable d'améliorer l’eczéma du chien, et qu’il provoque souvent une desquamation intense.
Par contre la guérison en 2 septenaires à peine avec desquamation moyenne est observée chez une chienne traitée non plus par le 606, mais par le prosénylarsinate monosodique, connu commercialement sous la dénomination « arsylène Roche ».