‹ Les insectes de la vigneChapitre 112 sur 187 · LE GIUHOURI 01 ECU 1 VAIN · texte numérisé non relu

LE GIUHOURI 01 ECU 1 VAIN

L'année suivante, Audouin répète que «la larve de ÏEumolpe. malheureusement non encore observée par lui, vit aux dépens des racines, s'attache au point que l'on nomme le collet et mange les jeunes radicelles, ce qui ne tarde pas à faire dépérir la vigne ». Mais ce n'était encore, sans doute, que d'après les observations superficielles des vignerons, et eu quelque sorte d'intuition, que le Professeur du Muséum parlait ainsi. En 1849, M. Demerméty ' (de Dijon) dit nettement que «la larve du Gr ibouri vit en terre, qu'elle est toute petite, comme un point hlanc, et entièrement semhlahle à celle du Hanneton*. Enfin, eu 1854, le baron Thénard, dans une Note à l'Institut citée plus haut, sans cependant décrire encore la larve en question, a parlé de lésions importantes faites par elle aux racines, a établi par l'expérience, et avec des rangées de souches témoins, que les vignes attaquées reprenaient après, par l'application de tourteaux riches en essence de moutarde.

La première observation précise et sérieuse sur les métamorphoses du Gribouri ne date cependant que de 1863. Elle est due à M. Vinas, agentvoyer à Béziers, a été publiée à Dijon dans le journal la Revue Viticole, 1864, pag. 269, et nous sommes étonné qu'aucun auteur ne l'ait citée. Ce travail n'est pas complet, en ce sens que les Écrivains observés par l'auteur, les pontes et les éclosions de larves obtenues, leur descente aux racines et les sillons tracés dans ces dernières, sillons dans lesquels les larves se tiennent cachées, sont trop brièvement décrits ; il est peu scientifiquement rédigé, mais il n'en n'est pas moins vrai qu'il éclaire définitivement la question.

Il est fâcheux que ce Mémoire de sept à huit pages n'ait pas été reproduit par les journaux scientifiques et agricoles de cette époque: il eût évité bien des essais et des tâtonnements infructueux.

M. Horvath, de Buda-Pest, l'a ignoré en écrivant, en 1873, son travail sur ïEumolpus vilis. Nous ignorions nous-méme l'existence de ces deux travaux en publiant en 1878, en collaboration avec Lichtensteiu, notre Étude sur le Gribouri ; mais on peut dire que les trois Mémoires se complètent. Le premier parle de la larve sortant de l'œuf et s'établissant aux racines ; le second donne la première bonne description de cette larve, avec figures; le nôtre enfin, avec de nouveaux détails sur la larve, décrit la nymphe et la transformation en insecte parfait. Un quatrième et très bon travail sur le même objet, confirmant les trois autres et donnant de nouvelles

1 Demerméty ; Quelques faits sur l'Écrivin (Journal d'Agr. de Dijon). Nous devons ce renseignement à l'obligeance de M. André.

2 Gomme on peut le voir par la fig. 8 de notre PI. III, il y a en elTet quelques rapports de formes entre la larve du Gribouri et celle du Hanneton.

! Il GîUBOURl ni ÉCRIVAIN.

observations île M. Vergnette-Lamotte, correspondant de l'Institut, a été publié, eu 1887, par M.André.

Ce sont ces quatre Mémoires qui nous serviront à retracer dans son ensemble la biologie de YAdoxus vitis.

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