LE THRIPS DE SYRIE
[Thrips [Heliothrips) Synacus Mayet.
Insecte devant être, comme le Thrips kxmorrhoidalis, rangé dans le sous-genre Heliothrips, à cause de ses ailes a une seule nervure longitudinale.
Comparé à la même espèce, le corps, de même longueur, mais relativement plus large, 0mn\30 environ, est entièrement d'un brun noir recouvert
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également de lignes réticulées en saillie, mais plus difficiles à voira cause de la teinte foncée. Ces lignes réticulées ne se voient pas sur les pattes, même chez les individus traités à la potasse caustique'; elles sont au contraire très visibles sur tout le corps du T. hœmorrhoidalis. La tête, plus petite, surtout plus courte, est en forme de carré long transversal, le bord antérieur muni de deux échancrures entre lesquelles est une pointe médiane bifide ; mais la pointe est plus obtuse que chez l'autre espèce et les échancrures latérales sont plus accentuées. Les antennes, également de 8 articles, sont plus épaisses. Le prothorax, petit et court, à côtés non parallèles, dilaté dans sa partie postérieure qui est fortement engagée dans le mésothorax ; celui-ci, très développé en large, surtout en arrière, également à côtés non parallèles, recevant le prothorax dans son échancruredu bord antérieur. Le métathorax, très couit, est aussi développé en large, moins cependant que le segment précédent.
Déjà fort différente, comme on le voit, du Thrips hémorrhoïdal par sa forme parfaite, notre espèce s'en éloigne encore plus par ses états de larve et de nymphe.
Comme chez plusieurs autres espèces de Thripsides, le Thrips décora du blé par exemple, la larve et la nymphe sont de couleur vermillon, y compris les moignons d'ailes de cette dernière, ce qui décèle de suite la présence de l'insecte. Les premiers états sont de plus remarquables par deux caractères : 1° le corps est garni de quelques poils capités, c'est-à-dire terminés par un bouton arrondi, hyalin, d'aspect glandulaire; 2° le dernier segment, de forme tubuleuse, est élargi à l'extrémité et garni d'un verticille de longs poils entourant l'ouverture anale.
Nous avons reçu cet insecte de M. Niego, de Jaffa. et nous ne pouvons mieux faire que de citer en partie ce qu'il nous dit à son sujet, « II vit, dit-il, en groupes sur les deux faces des feuilles et aussi sur le sarment, on ne lerencontrepassurle raisin. La maturitédu fruit était déjà commencée quand il a fait son apparition. En quelques jours, plusieurs rangs de souches ont été envahis et toutes les feuilles des vignes atteintes se sont desséchées.»
Cette invasion subite au moment de la véraison tendrait à prouver que cette espèce se trouve, comme la précédente, sur divers végétaux ' .
1 Au moment où nous mettons sous presse, nous observons sur des feuilles de vigne venant du Rochet, près Montpellier, domaine appartenant à M1U0 Saintpierre, deux nouvelles espèces de Thrips. L'une est entièrement noire, l'autre couleur de paille, presque blanche, avec trois taches brunes sur chaque élytre. Il est probable qu'une observation attentive dans les divers vignobles amènerait la découverte de
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MOYENS DE DESTR1 GTrON,
En plein air, nous ne considérons pas ces insectes comme assez nuisibh s
pour ([ne l'on puisse songer à employer contre eux des moyens souvent peu efficaces, tels que les pulvérisations.
Il en n'est pas de même pour la culture de la vigne sous verre, culture qui tend à prendre une extension considérable dans le nord de la France, en Angleterre, en Allemagne et surtout en Belgique.
Les pulvérisations au pétrole (2 % dans un hectolitre d'eau ou à l'infusion de tabac devront être employées en cas d'attaque sérieuse ; mais, devant une faible invasion, on pourra se contenter de la poudre de pyrètlire, un des meilleurs insecticides, trop peu employé en horticulture. Une fois les insectes disparus, un bassinage énergique, sans aucun inconvénient pour les raisins, débarrassera les feuilles de toute la matière pulvérulente.
beaucoup d'autres Thripsides. L'étude de ces microscopiques rongeurs d'épiderme, en somme rarement nuisibles, a un intérêt plutôt scientifique que pratique.
Nous venons d'observer également (septembre), dans le même domaine du Rochet, des Acariens, qui, s'étant multipliés d'une façon extraordinaire, ont provoqué dans une des vignes le dessèchement de près de la moitié des feuilles. Examinés au microscope, ces Acariens blancs, transparents, longs d'un tiers de millim. environ, ne peuvent être rapportés qu'au groupe des Tétranyques. Quelles sont leurs affinités avec le Phytoptus vitis ? C'est ce qu'une étude postérieure nous dira. Citons enfin, pour compléter uos Addenda, le Puceron vrai de la vigne [Aphis vitis), observé abondamment par nous en juillet sous des feuilles d'Aramon, daos le domaine de l'École d'Agriculture de Montpellier.