‹ Les insectes de la vigneChapitre 51 sur 187 · SOUS-ORDRE DES HETEROPTERES · texte numérisé non relu

SOUS-ORDRE DES HETEROPTERES

Dans nos généralités sur l'ordre des Hémiptères, nous avons dit que les Hétéroptères (hkpoç dissemblable, nrepov aile) appelés vulgairement punaises étaient caractérisés par les ailes supérieures à demi transparentes et que la plupart des espèces citées par beaucoup d'auteurs comme nuisibles aux vignes ne se trouvent qu'accidentellement sur cette plante, occasionnant çà et là quelques dégâts, dans des circonstances particulières. La liste complète des punaises signalées sur la vigne peut se dresser comme suit : Lopus sulcalus Fieber, Pyrrhocoris aplerus Linné, Camptotelus minutus Jakowlefï, Nysius senecionis Schiller, Eurydema oleraccum Linné et Sehirus bicolor Linné.

De ces six. espèces, nous n'en voyons qu'une, le Lopus sulcalus Fieber, qui soit connue des vignerons, qui puisse occasionner de sérieux dommages, et sur celle-là seule nous nous étendrons longuement. Les autres seront simplement citées avec quelques mots explicatifs.

[Lopus sulcalus Fieber).

Cette petite punaise grise et jaune, bien connue des vignerons de l'Yonne sous le nom de Griselie et de ceux du bord du Cber sous celui de

1 Bibliographie. — Hahn ; Die Wanzenartigen Itisectcn. Band I. Nùrnberg, 1831. — Fieber; Die Europaischen HemipUra. Wien, 1861. — Dr Populus ; Bull. Soc. des Sciences de l'Yonne, 18G7. — Id. ; Catalogue des Hémiptères de l'Yonne, 1873. — Id. ; Petites nouv. EntomoL, 1er juillet 1875. — Dr Puton ; Catalogue des Hémiptères d'Europe, 1870, lre édit. ; 188C, 1" édit, — Lesne ;

Margolle, a été ces années dernières, dans les journaux agricoles et même politiques, l'objet d'un grand nombre d'articles où la confusion la plus complète règne sur le nom scientifique qui doit lui être attribué.

L'insecte appartient à la famille des Capsides, qui renferme de nombreuses petites punaises des cbamps au corps allongé, ne manquant pas d élégance dans les formes et la disposition des couleurs. Ces Hémiptères sont abondants pendant l'été sur nos haies et dans nos prairies, vivant du suc des pousses tendres, souvent même du nectar des fleurs. Gomment se fait-il qu'une espèce de ce groupe devienne, dans certaines régions et dans des circonstances particulières, un ampélopbage assez sérieux pour être connu et redouté de tous les vignerons ? Nous avons suffisamment expliqué dans notre Introduction les causes qui font de la vigne cultivée un végétal attirant les insectes omnivores, pour qu'il soit nécessaire d'y revenir.

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