ADDITIONS
der (Berliner entomol. Zeitschrift, 1859, p.225, et 1862, 255); Verzeichniss der Formiciden Gattungen und Arten, Berlin, 1869. — Losana, Saggio sopra le Formice indigene del Piemonte (Memorie della reale Accad. delle scienze di Torino, 1854). — D'Émery, Enumerazione dei Formicidi, etc. (Ann. della Accad. degli Aspiranti naturalisti, Naples, 1869); Studi myrmecologici (Boll. della Soc. entom. italiana, 1870, IT, fase. 2) ; Cat. delle Formiche dell’ Europa et delle regioni limitrofe existenti nelle (Coll. del Museo civ. di Genova: Annali del Museo civ. di Storia natur. di Genova, vol. XIL, p.43, avec fig.). — Curtis, On the genus Myrmica and other indigenous Ants (Trans. of the Linn. Soc. of London, 1854, vol. XXI, p. 211, pl. 23). — Fr. Smith, Essay on the Genera and Species of British Formicidæ (Entom. Soc. of Lond. Trans., 1854-56, t. III, p. 95-135).
2% Mœurs : P. Huber, Recherches sur les mœurs des Fourmis indigènes. Paris et Genève, 1810. — Osw. Heer, Ueber die Hauss-Ameise Madeira’s (Sur les fourmis des maisons de l'ile de Madère) (Zürcherische Jugend, 1854). — Lespés, Sur les Fourmis neutres (Ann. des sc. natur., Zoor.., 4° série, 1863, t. XIX, p. 241). — A. Forel, les Fourmis de la Suisse, in-4°, 14874. Cet ouvrage de grande valeur, qui joint la classification aux mœurs, est malheureusement d'une étude très-difficile pour les commençants, ‘en raison de la méthode des plus compliquées que l’auteur a cru devoir adopter. — J. Lubbock, les Habitudes des Fourmis (Revue scient. de la France et de l'étranger, Paris, n° du 21 juillet 1877).
3° Anatomie : Meinert, Leydig et Ratzeburg. Consulter à ce sujet A. Forél, op. cit., p.105.
ADDENDUM.
Pendant l'impression des dernières feuilles de ce volume ont paru quelques travaux sur les Hyménoptères qu'il importe de résumer.
Relativement au bourdonnement des Insectes, M. J. Perez (Comptes rendus Acad. des sc., 2 septembre 1878) conteste toute influence des orifices stigmatiques, et, d'après des expériences faites sur des Diptères, attribue le bourdonnement des Hyménoptères et des Diptères aux ailes seules et par deux causes distinctes : l’une serait les vibrations dont l'articulation de l'aile est le siégé, et qui constituent le vrai bourdonnement; l’autre, le frottement des ailes contre l'air, effet qui modifie plus ou moins le premier. M. Jousset de Bellesme {Comptes rendus, séance du 7 octobre 1878), en s’associant à M. Perez pour refuser aux orifices stigmatiques toute participation au bourdonnement, regarde le bourdonnement à deux tons, spécial aux Hyménoptères et aux Diptères, comme dû aux ailes pour le son grave, et, pour le son aigu, aux déformations alternatives et incessantes du thorax, sous l'influence de la contraction des muscles moteurs de l'aile.
Le système de Dzierzon pour la ponte parthénogénique des œufs de
mâle par la reine Abeille seule, sans concours du mâle, universellement admis et contrôlé par de nombreuses expériences, a été contesté par M. J. Perez (Comptes rendus, séance du 9 septembre 1878), d'après l’expérience suivante déjà connue, mais suivie par M. Perez avec plus de précision qu'on ne l'avait encore fait. Une ruche d’Abeilles noires à qui fut donnée une reine italienne jaune fécondée par un male noir, a produit un mélange de faux-bourdons jaunes en majeure partie comme la mère, mais d’autres noirs ou mélis, avec un mélange des couleurs des deux races. M. J. Perez a cru pouvoir conclure de là au contact du sperme déposé par le mâle dans la spermathèque de la reine avec les œufs des faux-bourdons. M. A. Sanson (Comptes rendus, séance du 28 octobre 1878) a expliqué le fait par une réversion atavique d'ancêtres noirs de la femelle italienne, sans que le système de Dzierzon soit atteint. de crois qu'il y a une tout autre explication, l'intervention des Abeilles ouvrières fertiles sans accouplement et donnant exclusivement des œufs de mâles, fait encore conforme au système de Dzierzon. Lesouvrières fertiles sont bien anciennement connues (Riem, en 1768), mais on les croyait fortrares. C’est l'opinion de Dzierzon, qui avait constaté leur coexistence possible avec la reine dans la ruche ; de Berlepsh cite au contraire une de ses ruches qui en contenait au moins une vingtaine. On sait maintenant que ces ouvrières fertiles sont fréquentes et se rencontrent dans beaucoup de ruches. Or la ruche de M. Perez lui a offert, comme on le constate toujours en pareil cas, un mélange d'ouvrières jaunes, noires et métisses, nées de la reine jaune fécondée par un père noir. La fécondité de certaines ouvrières explique donc sans atavisme le mélange des trois sortes de faux-bourdons. On a même vu, en pareil cas, l'existence unique de faux-bourdons noirs (Apiculteur, numéro d’août 1878). Bien plus, il a été reconnu que si, par essaimage artificiel, on donne à une colonie noire une mère jaune, fécondée à l'avance par un père jaune, il se produit ensuite, outre beaucoup de faux-bourdons jaunes, des fauxbourdons noirs qui ne peuvent être dus ici qu'à des ouvrières fertiles. Celles-ci paraissent, du reste, générales chez tous les Hyménoptères sociaux, comme moyen supplémentaire employé par la nature afin de mieux assurer l'immense reproduction propre aux espèces sociales.
ERRATUM. — Page 7, au lieu de Labiroïdes, lisez Labiduroïdes (titre). Page 414, le Boreus qui se rencontre en Angleterre est le C. hiemalis et non le B. Westiwoodi.