ACTE PREMItiR
vient de m'aiTiver ; j'en ai parlé à Dusseau ; il dit que ça peut réussir. (Déchirant la feuille commencée et en prenant une autre.) Ce n'est pas ça. Je vais faire porter ce petit mot par un domestique d'ici, jusque cliez moi, sur la table de ce bon ami, bien en vue ! (Déchirant la deuxiém3 feuilb et en prenant une autre.) Pas ça encore. Il trouvera ma lettre en rentrant et il décampera. Seulement, je tâcheraide ne pas être là, quand tout ça se passera. Ce n'est pas que j'aie peur de lui parler, mais c'est plus habile. (Se relisant.) Voyons !...« Mon cher ami, je te prie de retourner immédiatement à Paris. Le train passe à 7 heures. A bon entendeur, salut »!.. C'est tapé !.., (Réfléchissant.) C'est même bien raide !... (Il hésite un instant, les yeux sur la lettre, puis résolument écrit l'a IresseJMonsieur Paul Ducourtial !
Il sonne.
LE DOMESTIQUE, entrant.
C'est Monsieur qui a sonné ?
GASTON
Oui... Je voudrais que vous me portiez cette lettre... Seulement... il faut que je change quelque chose. (Il rouvre la lettre, cherche un instant et dit :) Au fait, non, je n'ai pas besoin de vous.
Le domestique sort.
GASTON, seul.
J'aime mieux lui parler, c'est plus crâne!
Rideau.
ACTt: II
Même décor.