SCENE V
GASTON, DUSSEAU.
DUS SE AU, entrant par le perron. Iroaiqu3.
Bravo !
GASTON, elTrayé Il m'a entendu?
DUSSEAU.
Pas le moins du monde ! Tranquillisez-vous. Et savez-vous oîi il est, pendant que vous vousépoumonnez dans le vide ?... Avec les Leroy-Granger... il vous porte les derniers coups !
GASTON, à lui-même.
Il me porte les derniers coups...
DUSSEAU.
Oui.
GASTON, d'un ton de reproche.
Et vous le laissez faire ? Et vous n'êtes pas là-bas, en train de le jeter à la porte par les deux épaules ? Mais à quoi pensez-vous, monsieur Dusseau ? Qu'estce que vous venez faire ici? Je vous demande pardon de vous parler sur ce ton là... mais... vraiment... je finirai par croire que vous avez peur de lui... du courage, monsieur Dusseau, du courage!
DUSSEAU.
Il est magnifique!...
GASTON
Allez le chasser, je vous en prie !
DUSSEAU.
Vous allez voir que c'est avec moi qu'il va fmir par se fâcher.
GASTON
Votre fdleule, monsieur Dusseau, votre pauvre filleule qui risque d'être affligée d'un pareil mari... ça ne vous fait donc rien ?...
DUSSEAU.
Si, mais comme votre ami n'habite pas chez moi
ACTK DEUXIÈMK 45
et que ce n'est pas h moi de le mettre h la porte... Néanmoinsje vais aller le trouver, ce monsieur, pour le prier tout au moins d'être plus convenable avec ma filleule. Ce sera toujours cela de gagné! 11 est d'une familiarité avec elle !
GASTON
Allez... très bonne idée... allez vite !
DUSSEAU.
Je n'ai pas besoin de me déranger. Le voi!à qui vient.
GASTON, effrayé.
Ici ?
DUSSEAU.
GASTON, effrayé.
Mieux vaut peut-être que vous alliez au devant de jui... oui... pour ne pas perdre une minute !
Dusseau sort en levant les épaules.