‹ Les inséparables; comédieChapitre 37 sur 38 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

GASTON

PAUL

GASTON

PAUL

Tu crois que je Le trompe, n'est-ce pas? que je me sers de notre amitié pour échafauder ma fortune, tu crois que je ne suis venu ici que dans l'intention de te discréditer auprès des Leroy-Granger et d'épouser ta fiancée... tu crois tout cela, n'est-ce pas ?

GASTON

Dame !...

PAUL

Eh bien, désabuse-toi! Il en est temps. Sais-tu pourquoi monsieur Leroy-Granger vient de t'écrira ? C'est parce qu'à force de diplomatie et d'adresse je t'ai procuré leur amitié et leur estime, que tu n'avais jamais eues; parce que je n'ai eu de cesse qu'ils n'aient reconnu ton mérite ; parce qu'enfm je les ai décidés à te rappeler auprès d'eux et à te rendre la main de leur fille !

GASTON

Tu as fait cela?...

PAUL

Oui!

GASTON

Ah ! mon unique ami !... Me pardonnes- tu mes ridicules soupçons?

PAUL, lui ouvrant les bras- A bras ouverts !

Gaston s'y jette un petit temps.

GASTON

Eh bien, sais-tu ce qui me fait le plus de plaisir clans tout cela !... Ce n'est pas d'épouser Cécile, que j'aime ; mais c'est de savoir que tune me trompes pas et que tu ne m'as jamais trompé : c'est de savoir aussi que tu as pour moi une véritable afï'ection et que nous resterons toujours amis !

PAUL

Cher Gaston !... Silence ! On vient !

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