VERNEUIL
D'où vient donc qu'un pareil effet est encore en circulation ?
EDOUARD
Un effet de moi !... Voulez-vous permettre ?... {Le regardant.} Oh ! ciel! (Basa Lebon.) Celui de M. Durand passé à l'ordre de Saint- Ange ! Comment est-il sorti de tes mains.
LEBON , de même.
Pour vous sauver.... Allez, et ne craignez rien. rA M. de Verneuil. ) Où est le mal, monsieur, de fair<? des lettres
de change?... "Vons qui êtes négociant, vous en faites tous les jours.
M. DE VERNEUIE.
Sans contredit , mais le mal est de ne point les payer.
EDOUARD
J'attendais qu'on se présentât ; car hier , vous le savez , j'étais absent , et je suis trop heureux de pouvoir m'acquitter devant vous. "Voici trois mille francs. (Il lui donne les billets de banque. )
M. DE VERNEUIL
Je ne reviens pas de ma surprise... Mais, je devine ; c'est monsieur, c'est votre ami qui a payé pour vous.
Moi , monsieur!... Vous ne me connaissez pas ; vous ne
connaissez pas mon ami Edouard Mais quoiqu'il n'ait
besoin de personne . il faut qu'il sache ce que sa prétendue voulait faire pour lui — Noble et généreux sacrifice, surtout pour une femme!... Elle renonçait h ses diamans , à ses parures... Elle se trouvait assez belle de son amour et de sa tendresse... ( A Amélie.") C'est bien, mademoiselle , c'est très-bien , vous en serez récompensée... Yoici vos diamatis, je vous les rends... ( Il lui remet son écrin. )
M. DE VERNEUIL
Quoi ! monsieur , ma fille vous avait confié. . . ?
LEBON
Oui , monsieur : j'avais accepté pour donner une preuve d'iutérêt à votre famille , une leçon à mon jeune ami ; et pour assurer à jamais à votre fille, le coeur et la reconnaissance de son époux :
« L'amour, l'estime et l'amitié', >»
Comme dit la romance. '
AMÉLIE
Oh ! le meilleur des oncles !