Archiv. Stor. Capit., Cred. iv, vol. LXXXVIII, fol
On s'étonne qu'une magistrature entourée d'un tel appareil ait dû être parfois imposée; cependant, en 1536, il fallut que le pape menaçât cinq citoyens qui la refusaient d'une amende de deux cents ducats d'or, de l'exil pour six mois et de la déchéance civile '.
Peut-être la charge paraissait-elle trop lourde à d'aucuns; ce qui est certain, c'est que parfois ceux qui en étaientinvestis s'en acquittaient avec quelque négligence et il arriva que le conseil secret se trouva empêché de délibérer parce que les caporioni et leurs conseillers qui en constituaient la majeure partie, avaient manqué à s'y rendre. Les conservateurs durent même demander aux conseillers de déclarer qu'ils délibéreraient valablement, même s'ils n'étaient pas en nombre et obtenir l'autorisation, à tout événement, de faire siéger dix gentilshommes pour remplacer les absents; il fut en outre décidé qu'au lieu de remettre aux caporioni leur salaire au milieu et à la fin de leur charge comme cela s'était jusqu'alors pratiqué, on leur donnerait « dans la main » à chaque séance cinqgiuli et qu'on ferait masse du reste qui leur serait réparti à la fin de leur magistrature proportionnellement à leur assiduité, « afin dit le texte de la délibération, que ceux qui se sont montrés exacts gagnent, et que ceux qui ont été négligents perdent. » Déjà, en 1524, il avait été voté que l'amende imposée ^\ix caporioni qui ne fournissaient pas une excuse valable pour leur absence, serait portée de un demi-ducat à un ducat; elle fur ensuite rendue égale à celle imposée aux autres magistrats, mais on le voit, cette mesure n'avait pas été efficace