‹ Les institutions communales de Rome sous la papautéChapitre 168 sur 193 · Amayden confirme son dire · texte numérisé non relu

Amayden confirme son dire

tions publiques aux dépens des revenus de quatre gros bourgs qu'ils ont autour de Rome et qui leur rendent vingt mille écus l'année, savoir Vitorchiano, Magliano, Sabine ' et Cori, mais les papes ont assigné la plupart de leurs revenus pour aider à payer les lieux des Monts (l'intérêt des parts sur les monts-de-piété) ^ » Ils avaient d'ailleurs toujours droit à la franchise pour le vin nécessaire à leur « famille » ; en léié, ils firent entrer à ce titre cinquante-six barils de vin de la campagne romaine et six de vin de Naples, « vino greco ' « ; de même, ils maintenaient toujours leur privilège de recevoir les têtes des thons, esturgeons, ombres qui dépassaient la longueur prescrite ; ils firent même rétablir en 1706, la mesure qui se trouvait au marché et qui était usée Leurs vêtements de cérémonie étaient de grandes robes de velours noir avec des bonnets de sénateur. Ils étaient accompagnés du prieur, quand ils allaient offrir en grande pompe un calice d'or ou des cierges dans les églises. Une fois l'an, ils présentaient au pape, en signe de soumission, un veau de lait couvert de rubans. Dans les cérémonies publiques, ils siégeaient immédiatement à la gauche du cardinal camerlingue ^

Ils prêtaient serment entre les mains du pape et

1 . C'est Barberano que Deseine aurait dû écrire. Voir plus loin ce qui est dit des cités vassales, p. 346.

2. MocENiGO estime à deux cents écus par an le revenu que rendaient ces villes au peuple ; il ajoute que la vente de certaines charges rapportait environ deux mille écus (E. Alberi, Relaiioni degli amhasciatori vcneli, vol. XI, p. 40).

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