‹ Les institutions communales de Rome sous la papautéChapitre 2 sur 193 · VI AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

VI AVANT-PROPOS

titiiées à son profit; aux sénateurs, succédèrent les "buonuomini," aux " buonuomini " les " reformatores, " à ceux-ci les conservateurs, puis les " banderesi, " jusqu'à ce qu'enfin la résistance populaire ait trouvé sa plus forte expression et la plus imprévue dans Vinstitution d'un conseil municipal, assemblée agissante, audacieuse à Y occasion, infatigable parce qu'elle était sans cesse renouvelée et partant aussi plus difiicile à capter. Si elle n'accomplit pas de grandes choses manque de moyens, du moins sut-elle tenir tête à la papauté, cent cinquante ans durant, et amener à composition Sixte-Quint lui-même.

Ce ne fut qu'an milieu du dix-huitième siècle que le peuple perdit toute indépendance, quand le Saint-Siège eut à peu près mi?ié l'autorité de ses magistrats édilitaires, diminué et finalement annihilé la juridiction de ses juges, détourné ses revenus, subjugué son conseil.

Les institutions communales de Rome présentent, en outre, mainte particularité intéressante et sont en ellesmêmes autant qu'à un point de vue relatif, dignes d'études; et on en peut connaître le détail aussi bien qu'en suivre pas à pas les variations grâce à l'abondance des archives romaines et à la libéralité de ceux qui en ont aujourd'hui la garde et qui est aussi grande que fut étroite naguère la vigilance de leurs prédécesseurs, lesquels n'accordèrent que trois heures à La Mantia pour compulser le manuscrit des statuts de i}6}! Xéanmoins, il n'est pas toujours aisé d'en saisir le fonctionnement précis à cause delà grande confusion qui régna longtemps a Rome dans l'organisa-

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