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6. Rainaldus, ad. an. 1327 n. 7, rapporte une lettre du pape adressée Dilectis filiis consulihus Boi'ackrionim et Mercatoriim ac singulanim aliarum artium, vigenti sex bonis viris, duobus scilicet per quamlibet regioneni.
chef de ce conseil portait le nom de Vexillifer Justitise, à l'instar des consuls des arts à Florence; les autres membres s'appelaient Capitanei \ Malgré ces titres, leurs fonctions ne laissaient pas d'être, en temps normal, des plus pacifiques. Ils restaient chargés des services municipaux, de l'édilité, mais ils avaient, en outre, une fonction plus haute et plus délicate qu'on s'étonne de voir confiée à des gens si grossiers et si peu préparés à la bien remplir : celle de réformer l'organisation municipale.
Dès 1262, c'est-à-dire presque au moment où il est parlé d'eux pour la première fois dans les chroniques, les buonwmini sont qualifiés de « Electi per populum Romanum ad reformationem Urhis et artium Urbis^. » Plus tard, en 1305, on lit, dans une confirmation de statuts : « Magnificus vir Johannes de Ygiano Dei gratin sacri Romani Populi Capitaneus et xiij an^ieni, unus videlicet per quamlibet regionem Urbis una cum ipso domino Capitaneo ad Regimen Urbis et Reformationem
Rei Publicœ Roinanorum ' » Il est vrai que le trône
pontifical était alors vacant.
Le peuple sentait fort bien que ce conseil, composé de gens de peu, des boutiquiers, d'anciens des quartiers, dans lequel jamais un noble n'était entré, était animé des mêmes sentiments que lui et devait servir ses intérêts. Toutes les fois qu'un trouble survenait, les buonuomini étaient, par la force des choses, portés au pouvoir. En 13 12, par exemple, comme on avait refusé au peuple une part dans le gouvernement, il se souleva, prit d'assaut le Capitole et