‹ Les institutions communales de Rome sous la papautéChapitre 47 sur 193 · Cf. le passage de la page 55, ligne · texte numérisé non relu

Cf. le passage de la page 55, ligne

3. Gatti, p. 57. Cf. même page le passage où il est parlé du notaire secret des « iJicli domini capitanci et aiigionormn ». Voyez Camillo Re, p. LVII.

en chassa les sénateurs nommés par le pape, puis il s'empressa d'installer à leur place le conseil des buonuotnini qui se trouvait alors composé de vingt-six membres

Le Saint-Siège se rendait si bien compte que ce conseil était la seule autorité capable de modérer la fureur populaire et de gouverner la cité lorsque ses chefs ordinaires étaient impuissants, qu'il eut souvent recours à son intervention. Les bmnuomini se trouvèrent ainsi à plusieurs reprises investis tacitement, voire officiellement du pouvoir souverain ; ils s'intitulaient alors : Ad Urhis Regimen per popu- Jum Romanum deputati ad beneplacitum Domini nostriPapœ ^ . En 13 51, le vicaire apostolique m j/)/n/Mfl//^MJ est autorisé, conjointement avec les treize buonuomini, à désigner un nouveau sénateur en remplacement du sénateur absent En 1352, Clément M leur accorda même le titre d'administrateurs de la ville dont ils n'auraient toutefois le droit de se prévaloir que dans le cas où le sénateur Cerroni viendrait à mourir avant la terminaison de sa magistrature ^.

A d'autres moments, les papes semblent, au contraire, ignorer l'existence de ce corps. Dans une lettre relative à un accommodement entre deux branches rivales de la famille des Orsini, Benoit XII énumère tous les corps constitués, toutes les autorités qui devaient veiller à l'ob-

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