Cùd. Fa/., 9185, fol
OÙ il lui ordonne de ne pas laisser molester les juifs. « Scriptum est Bernardo de Bautio Vicario et aliis Officialibus Urbis qiiod teneant Judeos Urbis in eo statu qtio erant cum Senatoriam Urbis reccpimus juxta ipsius statutiim. » Dans une autre lettre de ce même Charles d'Anjou relative au nombre des juges palatins, on lit : « Aliquo statulo ipsius Urbis contrario non ohstante » et ailleurs encore, à propos de la réparation de certains dommages causés à des nobles romains pendant qu'Henri de Castille était sénateur : « Quod secundum... in litteris et sententiis fel record, domini démenti P. P. qtiarti et forma statutorum Urbis \ » En 1308, Clément V accorde à un habitant du Transtévère le droit d'être sénateur. « Constituiionibiis et probibitionibus apostolicis et Statutis preefatx Urbis nequaquam obstantibus ^ »
Mais il s'agit là de statuts spéciaux, propres à une magistrature; cela ressort clairement d'un passage d'une lettre de Nicolas III dont il a été parlé précédemment « Intendimus aiitem quod pro hoc quod Sigillum ipsumel ejus curam alii vel aliis committi mandamus, eidem Cancellario circa sententionem ipsius Sigilli prœfatœ Urbis, vel jus aut proprietatem siix possessionem qfficii cancellariœ, quod ad eum pertinere asserit, nulliim in posteriim prejudicium generetur cum ipse per quoddam statutum Urbis prœfatœ super hoc editum esse dicens... »
Les termes employés marquent bien qu'il s'agit d'un règlement particulier que néanmoins on qualifie de statut de la ville. Il en était de même sans doute de ceux que
1. Vitale, p. 150, 163, 172. Ces documents sont relatifs aux années 1272 et suivantes.