‹ Les institutions communales de Rome sous la papautéChapitre 9 sur 193 · Procop., I · texte numérisé non relu

Procop., I

2. Lettre des Romains à l'empereur Conrad lors de la révolution de 1143. (Otto de Freisingen, de Rébus geslis Fnderici I, lib. I, cap. 48.) Vitale, p. 16, a reproduit cette lettre,

Et, pour donner plus de force a sa pensée, il se répète presque aussitôt, disant avec une énergique concision : « Senatus deest , populus interiit ^ »

En tant que corps délibérant, qu'assemblée se réunissant régulièrement, le sénat n'existait plus, cela est hors de doute. C'est à peine s'il figure encore de loin en loin comme ornement dans les cérémonies publiques ^.

D'ailleurs le moment des discussions parlementaires, si j'ose dire, était passé. Durant un temps Rome allait être gouvernée despotiquement soit par les papes, soit par les ducs, soit par les préfets et, plus tard, par les barons.

Au VIII' siècle, les Magistri Militum prennent une autorité de plus en plus grande; dans le désarroi qui règne, la seule puissance respectée est la force. Les grands, les Optiniates, auxquels on donnait aussi le nom de Proceres, Primates, Axiomati étaient naturellement désignés pour remplir leurs fonctions. Le règne de la féodalité commença donc à Rome ou plutôt, le règne des familles baroniales, de l'aristocratie, car le système féodal, avec sa hiérarchie exacte et ses liens étroits n'exista jamais en Italie et surtout dans les États pontificaux. L'armée romaine, « florentissimus atque feJicissimiis Romanus exercitus » fut à la solde et à la discrétion des grands et souvent uniquement composée de leurs tenants

1. S. Gregorii Homilix in Eiechiekm, Lib. II, hotnil. 6, n° 22.

2. Lors du couronnement des papes et des empereurs, les sénateurs avaient la première place dans le cortège ; mais c'était en tant que sénateurs et non plus comme représentants d'un corps constitué comme on verra au chapitre suivant.

3. Proceres, voyez Duchesne, t. II, p. 186 n. 4 citant Lapôrte, de Anaslasio hihl. p. 210. Axiomatici. Duchesne, t. II, p. 174. Cf. Chronique de Farfa, Murât., t. II', p. -643.

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