‹ Les institutions communales de Rome sous la Papauté [microform]Chapitre 105 sur 191 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

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n'habitaient pas leurs maisons à les vendre à leurs voisins dans le cas où ceux-ci auraient manifesté l'intention de se construire des demeures plus vastes et surtout plus décoratives. Les voisins avaient en tout cas, un droit de préemption. Les propriétaires, qu'ils fussent séculiers ou ecclésiastiques, pouvaient également être contraints à vendre leurs maisons si elles gênaient l'agrandissement des places ou le redressement des rues '. De nombreuses maisons furent, en conséquence abattues ; on débarrassa le pont Saint-Ange des boutiques d'armuriers qui l'encombraient \

Les magislrl xdificionim prirent occasion de cette ordonnance pour renouveler leurs statuts corporatifs, car ils avaient formé une association. Dans ces statuts, ils s'attribuent le droit de porter l'épée et s'adjugent pour salaire la moitié des amendes qu'ils imposaient et quatre deniers par livre sur les estimations et les partages d'immeubles auxquels ils avaient seuls le droit de présider 5.

On conçoit qu'une telle magistrature fût recherchée; aussi était-elle parfois accordée par le souverain pontife à ceux qu'il tenait à flxvoriser; Antonio Gilioti de Ferrare en fut investi à vie, en 1482, en récompense de services rendus à Sixte IV ^. Souvent le titulaire, sans être nommé

1. Awpliatio jiuisdictionis sauctx Romanx Ecclesix camerarii et ma^istrorum Urhis. (Magnum Bullarium, t. V, p. 274). Cf. Fenzonio, p. 681.

2. Les magistrats alors en exercice étaient Francesco Porcari, nom fameux à Rome à ce moment, et Battista Astalli ; ils travaillaient sous la haute surveillance du cardinal d'Estouteville.

3. Statuta macristri xdificionun Urbis, manuscrit in-S» sur papier de 24 pages relié en parchemin (Cal. Corsiui\ 1319, 34, A, 19). Nous avons analysé ces statuts dans notre ouvrage : Les Corporations ouvrières à Rome.

4. «... Ad réparât ionem viarum et stratarum Urhis pro illitis décore et

à vie, jouissait de sa charge pendant des années; Raimondo Capodiferro, en fonction en 1505, exerçait encore sa magistrature en 15 17.

L'attribution à vie d'une charge que les statuts avaient déclarée annuelle et élective était une dérogation dont Sixte IV se montrait coutumier '. Le poète lauréat Porcelio, familier du pape, reçut comme pension la charge de notaire de la taxe des moutons avec droit aux rétributions qu'elle procurait et, lorsqu'il fut devenu trop vieux pour l'exercer lui-même, elle fut attribuée à son fils qui était son soutien (1473) ^; la charge de maréchal de la curie romaine fut, à la mort de son titulaire, donnée par moitié à ses deux fils dont l'un, « s'étant marié, en avait besoin pour vivre » (1475) ^; le médecin du pape, Giacomo Gottifredi fut nommé, en 1476, chancelier à vie +, mais l'année suivante il résigna sa magistrature qui redevint annuelle pour être de nouveau concédée à vie, en 1482, à Cristoforo de Cancellariis lequel avait quelque droit à

venustate, Urhem inhdbitantium comnioditate », mars 1 484 (/^rJ;/r.

Seg. Vat.y Reg. 859, fol. 39).

1. On se souvient que les statuts de 1363 confirmés en ceci par ceux de 1469 avaient fixé à vingt et un le nombre des charges à vie.

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