‹ Les institutions communales de Rome sous la Papauté [microform]Chapitre 11 sur 191 · Voyez DiEHL, p. 132; Reumont, t. II, p. 1385 Gregorovius · texte numérisé non relu

Voyez DiEHL, p. 132; Reumont, t. II, p. 1385 Gregorovius

t. II, p. 13, 173.

divisée devenait moins à craindre. D'un côté les vieilles familles du Latium, riches en terres et puissantes, de l'autre les hobereaux, les gentilhommâtres, ambitieux et miséreux, auxquels on n'accordait que le titre de Mobiles tandis qu'on donnait aux seigneurs les épithètes les plus sonores, Illustrissimi, Insignissimi , formaient deux partis le plus souvent irréconciliables. Le plus faible, lagentilhommerie, gentile^ia, devait nécessairement chercher un appui dans le peuple dont il fut d'abord l'allié et puis le protégé ^

Quant au pçuple, il était lui-même divisé en deux catégories : les honesti viri, petits bourgeois, boutiquiers, commerçants, et les viri humiles, les ouvriers, les indigents, la plèbe.

Toutefois, dans les circonstances graves, les uns et les autres s'assemblaient en commun pour décider de leurs intérêts; on donnait à ces assemblées populaires le nom de « parlements * ».

La papauté forte de son unité mais de cela seulement, les barons et la gentilena, les bourgeois et le menu peuple se trouvèrent donc en rivalité et la commune de Rome pré" senta dès ce moment ce caractère tantôt démocratique, tantôt oligarchique, tantôt théocratique qu'elle gardera si longtemps et qui la distingue profondément, quand on examine les choses de près, des autres communes d'Italie auxquelles on serait tenté de l'assimiler de prime abord K

1. Papencordt, Cola di RieniOy 1841, explique très bien l'origine et le rôle de la gentile:^ia.

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