‹ Les institutions communales de Rome sous la Papauté [microform]Chapitre 145 sur 191 · Archiv. Stor. Capit., Cred. i, vol. XXXVIII, fol · texte numérisé non relu

Archiv. Stor. Capit., Cred. i, vol. XXXVIII, fol

se faisait tous les trois mois; ils ne devaient accepter aucune magistrature ^

Ce fut, sans nul doute, afin de mieux s'armer pour la lutte que, dès 1560, les trois conservateurs « considérant combien était grand le désordre de la chose publique causé par les abus et l'ignorance des décrets et des ordres du peuple romain », proposèrent au conseil communal de désigner quatre citoyens qui « amenderaient, transformeraient, compléteraient ces décrets et ces ordres. De fait, bientôt après, fut promulguée par le conseil communal toute une série de règlements, la plupart en plusieurs articles qui établissaient les devoirs des prmcipaux officiers, conservateurs % caporioni, conseillers des caporioni, défenseurs des décrets, scribes de la Chambre et fixaient les formes qui devaient être observées pour les séances du conseil secret et du conseil public ; les conditions dans lesquelles on devait procéder à la vente des charges étaient également déterminées ^

Ces dispositions ne reçurent sans doute pas d'effet immédiat car, en 1570 et en 1571, le conseil communal eut à en voter de nouveau l'application 4.

Si elles donnaient plus de force aux magistrats urbains

1. Archiv. Stor. Capit., Cred. i, vol. XXXVIII, fol. 96 et 214. C'est le commencement de l'envahissement des fonctions par les nobles qui sera complet aux dix-huitième siècle.

2. Capitoli e ordini da osservarsi dai Si^nori Conserz'atori (avril 1568). Archiv. Stor Capit., Cred. i, vol. XXXVIII, fol. 58.

3. Nous n'analysons pas ces prescriptions que les statuts de 1580, reproduisent presque intégralement.

4. Le 1$ septembre 1571, le conseil publia une série d'articles réglant les pouvoirs des deux conseils (13 et 14 articles), des conservateurs (17 articles), des caporioni (10 articles), de l'avocat (3 articles), du scribe du sénat (10 articles), du procureur fiscal (10 articles), du grand

et plus de précision à leurs pouvoirs, elles portaient étrangement atteinte à l'organisation municipale instituée au commencement du siècle et leur mise en vigueur entraînait une refonte complète du livre des statuts.

Le jurisconsulte Luca Peto fut chargé, en collaboration avec Pirro Taro, Giacomo Muti et quelques autres de coordonner les travaux préparatoires du conseil et les ordonnances pontificales. Mais Muti mourut, Pirro Taro, absorbé par ses fonctions publiques, se désintéressa du travail, de telle sorte que Peto l'accomplit seul avec l'aide du scribe du sénat '. Celui-ci demanda, en conséquence, un supplément de traitement ^La rédaction achevée, le cardinal Giulio Antonio Sartorii, évêque de S. Severino, fut commis par le souverain pontife pour l'examiner; après lui, le conseil communal, que le pape a soin de désigner en nommant séparément chacun de ses membres afin de

gabeleur (7 articles), du camerlingue (7 articles), des défenseurs des décrets 5 articles... des maestri délie strade, 5 articles, des justiciers 6 articles... qui forment comme un texte préparatoire des statuts (Archiv. Stor. Capit., Cred. i, vol. XXXVIII, fol. 308).

1. 11 fut alloué par le pape à Luca Peto comme rétribution 300 livres mais il dut insister pour en obtenir le payement (^Archiv. Stor. Capit., Cred. i, vol. XXXVIII, fol. 51). Il était procurateur de la Curie romaine; il avait publié en 1567 un traité « De iudiciaria formula capitolini fori ad S. P. Q. R., qui fut réimprimé en 1578. Après la publication des statuts de 1580, Peto revisa son ouvrage au titre duquel il ajouta : « Juxta reforniationem Jtovorum statutorum Urhis ». Mais ce nouveau texte ne parut qu'après sa mort, en 1587. Il y en eut plusieurs éditions, en i6ioet 1625, car on y voyait le commentaire le plus autorisé du nouveau code statutaire. Peto s'occupait aussi d'archéologie; on a de lui un traité « De ponde ribus et mensuris » qui fut souvent réimprimé (Camillo Re, Statuti di Roma, p. cxvi, note).

2. On lui donna dès lors quarante écus par an (Archiv. Stor. Capit., Cred. I, vol. XXXVIII, fol. 231).

ne point le reconnaître comme un corps constitué, l'étudia et en vota la mise en vigueur ; finalement le 25 mai 1580, Grégoire XIII l'approuvait par sa bulle : « Urbem Romam ».

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