Archiv. Stor. Capit., Cred. i, XXXIII, fol
2 . A partir de cette époque les exposés des conservateurs au conseil sont en italien ; les procès-verbaux continuent toutefois à être rédigés en latin.
3. Le Saint-Siège revendiquait depuis longtemps un droit de suzeraineté sur le duché ; Clément VIII s'en empara à la mort d'Alphonse II, dernier représentant de la maison d'Esté.
4. « Il cardinale de S. Giorgio fa sapere aile SS. VV. che per ordine di N. S. questa sera e tutto dimani in Campidoglio si faccia allegreT^p^a. » Le conseil décida de faire célébrer une messe avec musique et orgue dans l'église de S. Maria Aracœli, d'organiser des courses de chevaux, de juments et de chevaux barbes dont le prix serait une pièce de drap d'argent sur laquelle on aurait brodé ces mots « Ob restitutamFerrariam » et qu'on porterait à travers les rues de la ville en grande pompe. On fit une distribution de grains dans des paniers d'une contenance de trois livres italiennes (environ un kilogramme).
5. Archiv. Stor. Capit., Cred. i, vol. XXVIII, fol. 242 et seq. La chose avait de l'importance car ces officiers mésusaient de leurs pouvoirs et extorquaient fréquemment de l'argent aux commerçants; on dut les menacer du supplice de trois coups de corde s'ils se rendaient
à haute voix et non plus au scrutin secret sur les demandes d'obtention du droit de cité et, grâce à cette innovation, le pape fait accorder ce privilège à plusieurs de ses protégés et notamment à un riche banquier juif nommé Corcos et à son fils qui avaient abjuré ', En 1606, il accorda au Saint- Siège, et cette fois sans lutte, un aide de trente mille écus sur la gabelle de la viande qui fut augmentée d'autant (6 octobre) ^ En 1625, à l'occasion des troubles qui étaient survenus en Italie, le conseil communal, d'accord avec le conseil public, envoya une dépuration au pape pour l'assurer du dévouement de la population \
de nouveau coupables d'abus de ce genre ; l'exemple, il faut le dire, leur venait de haut car les artistes s'étaient plaints à plusieurs reprises depuis le commencement du siècle d'être en butte aux exactions du secrétaire et du notaire des conservateurs dont ils dépendaient (^Archiv Stor. Capit.,Cred.i, vol. XV, fol. 15 ; vol. XXXVI, fol. 136; vol. VI* fol 141). Les straordinarii w/«m agissaient à l'imitation des s traordinarii majon. On dut leur défendre d'entrer chez les boulangers sans être en compagnie de leurs chefs ; il y allait pour eux des galères et de la fustigation ; on procédait contre eux a par inquisition » et le témoignage d'une seule personne était suffisant. {Bihl. Casanatense, Bandi, IV, 72). En 1586, il y avait quatorze straordinarii et leur office durait six mois {Arch. Stor. Capit., Cred. i, vol. XXIX, fol. 29). Comme les milices des caportom devaient être, on l'a dit, composées uniquement de boutiquiers, le nom à'artisti devint celui des soldats qui les composaient ; Cancellieri décrit leur uniforme de gala dans son traité sur les Cloches du Capttole, p. 17, car ce fertile érudit mit toujours plus de science que d'ordre dans ses innombrables travaux.
1. Le 21 juillet 1582. Cod. Fat. Urb., 1050, collection des .^wiVi. C était, on l'a vu p. 257, la récompense habituelle des abjurations. En 1601, on avait trouvé moyen de baptiser trois Persans qui faisaient partie d'une ambassade envoyée à la Cour de Rome et ils furent incontinent faits citoyens romains {Cod. Cas. 983, fol. ici). Il en fut de même, en 1585, d'une ambassade japonnaise {ArcUv. Stor. Capit., Cred. i, vol. XXVIII, fol. 272).
2 . C'était presque un don de joyeux avènement au pape Paul V qui avait étéélurannéeprécédente(^r(;Hî;.5/or.Cfl/>i/.,Cre(f.i,v. XXXI, fol. 178).
VSt^^fr.^^"] '°'" i^"''^^'' ^^^>' ('^''^^^■^'- ^^^''- Capit.,Cred.i, vol. XXXIII, fol. 2, 3).
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Avec le temps, ces manifestations vont s'accentuant et marquent un renoncement de plus en plus absolu aux franchises jadis si âprement défendues. Dans sa séance du 9 septembre 1641, le conseil vota de nouveau un subside de cent cinquante mille écus pour aider le pape Urbain VIII dans la guerre qu'il allait entreprendre, et s'offrit à entretenir aux frais du peuple le tiers de l'infanterie qu'il mettrait en campagne ; et le texte de la résolution commence par ces mots : « La gloria di quest'altna Città et la magnificen^a di gtiesfincîito Popolo residendo lutta neiressere governato da questo ottimo principe. . . » Six citoyens furent nommés pour rechercher la meilleure taxe à augmenter en vue de faire rentrer cette somme et ils désignèrent la plus mauvaise, ce semble, celle qui frappait la mouture ; d'ailleurs, la guerre finie (1646), le Saint-Siège continua à exiger la surtaxe et le conseil comprit son imprudence ; il prit une délibération en réclamant l'abolition ; alors se produisit un incident des plus singuliers. Quand la discussion fut près d'être close, don César Colonna se leva et dit qu'il protestait au nom de donna Anna Colonna Barberina, « préfète » de Rome, laquelle, en l'absence de son mari, préfet de la ville, réclamait contre une décision qui lésait, disait-elle, les intérêts de la famille Barberini; elle se tenait dans l'église d'Aracœli ne pensant pas pouvoir paraître en personne devant le conseil, et avait chargé don César de présenter sa requête. Le premier des conservateurs répliqua que la décision du conseil ne portait point préjudice au préfet et il semble qu'on passa outre ' .
Quelques années plus tard, en 1657, le conseil tint à