‹ Les institutions communales de Rome sous la Papauté [microform]Chapitre 157 sur 191 · Dans Albert, Rela^ioni degli Ambasciatori, t. X, p · texte numérisé non relu

Dans Albert, Rela^ioni degli Ambasciatori, t. X, p

2. Ibid. « Si puol dire che quel popoîo sia sen^a alcuna entrata. »

3. Cependant le conseil tenait fort que ses employés fissent bonne figure. En 1608, comme il leur fallut des costumes les leurs étant usés, il les voulut plus beaux qu'aucun de ceux qu'on avait déjà vus mais il fut décidé qu'ils ne serviraient qu'en cette occasion et pour le carnaval {Archiv. Stor. Capit., Cred. i, vol. XXXI, fol. 80, 87, 120, 123). Lors du jubilé de 1625, le conseil décida d'habiller « quant splendidius magnificentiusque fieri potest » les Jedeli (Archiv. Stor. Capit., Cred. i vol. XXXII, fol. 288).

4. Normalement on tirait au sort les noms de deux citoyens pris parmi onze candidats que choisifsaient les conservateurs, ils restaient un semestre en fonctions.

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reste, décider de la valeur des offrandes et les choisir; quelques officiers, en dehors des magistrats, étaient seuls tenus d'en donner ; c'étaient le fiscal et son substitut, le secrétaire du peuple, le scribe du sénat, le scribe et le maître du palais du Capitole \

I. Archiv. Stor. Capit., Cred. i, vol. XXX, fol. 297 ; vol. XXXI, fol. 147, 246. Les statuts de 1363 avaient prescrit, article lxv, du livre premier, Deferiis, que désormais la chambre urbaine offrirait à l'Église S. Maria Aracœli conformément aux volontés du pape Paul II, un calice et deux cierges chaque année à l'occasion de la fête du Corpus Domini.

L'Église n'était pas seule à supporter les conséquences de la pénurie du trésor capitolin. En 1616, on supprima la distribution de dixhuit barils de vin grec qui se faisait à la Noël aux conservateurs et l'allocation de huit écus qui était faite au prieur pour payer les frais du banquet qu'il offrait ce jour-là à ses collègues ; on décida également qu'il ne serait plus rien donné pour l'impression des bulletins de convocation. A vrai dire ces économies, augmentées d'une retenue de trois pour cent opérée sur les salaires des officiers payés par la Chambre apostolique, servirent à augmenter la distribution qu'on leur faisait à la Noël. (Ihid., vol. XXXIl, fol. 124, 132.)

Cancellieri, Solenni Possessi dei Senatori di Roma, Cod. Vat.,9184, p. 10, fait l'énumération des offrandes imposées aux officiers capitolins à partir du XVI** siècle. Ainsi le 7 janvier, le sénateur et les caporioni devaient offrir deux cierges en reconnaissance de la générosité du pape Pie V qui avait offert une statue au Capitole ; le 27 janvier, ils devaient offrir quatre cierges à l'église de Sainte-Agnès ; le 29, les conservateurs devaient offrir un tapis d'autel à l'église de St-Eustache en souvenir de la conquête de Ferrare et il en était ainsi chaque mois. Il y avait en tout vingt-trois fêtes à l'occasion desquelles il fallait que le Capitole fit des offrandes. Cf. Cerasoli, // commentario di P. P. Muiiano, p. 23, Tabula cerarum et calicum debitis... » En 17 14, le peuple offrait aux églises trente-trois calices avec leurs patènes d'argent (Archiv. Stor. Capit., Cred. i, vol. XLIV, fol. 38).

A leur tour les officiers du Capitole recevaient à certains jours un présent ; il consistait en poules ; le sénateur ne devait pas en distribuer moins de 232, le gonfalonier en recevait quatre ; cette coutume remontait loin; en 1367, l'intendant du pape Urbain V paya trente florins : « Pro gallinis dari consuetis CI servitoribus D. N. Papx, singulis annis in renovatione Ptirificationis: » Cf. Cerasoli, // commentario di P. P. Muiiano, p. 23. Le cameriingue du peuple était chargé de recevoir la contribution de la Chambre apostolique et jusqu'à concurrence de quatre cents écus, le montant des amendes encourues durant le dernier trimestre et de payer là-dessus les « regaîie » des officiers.

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En 1605, ^utre affaire; la gabelle des Études se trouva en déficit, chose d'importance car les émoluments des magistrats capitolins étaient en partie payés avec les fonds qui en provenaient; les conservateurs à raison de 788 écus plus 400 écus pour leur table ; le fiscal du Capitole, à raison de 1X2 avec une allocation supplémentaire de 150 écus; son substitut, à raison de 72 écus; le secrétaire du peuple, à raison de m écus; Técrivain du peuple, à raison de 126 écus; les deux scribes, à raison de 124 écus; les deux chanceliers, à raison de 340 écus; le notaire des conservateurs, à raison de 126 écus; leur computiste, à raison de 52 écus | ; leur chapelain, à raison de 15 écus; leur lecteur, à raison de 300 écus ; le dépositaire du palais des conservateurs, à raison de 100 écus ; le douanier du sel en gros et le douanier du sel au détail, chacun à raison de 192 écus; les maestri di strada, à raison de 94 écus ; leur fiscal, à raison de 50 écus ; les deux pacieri, à raison de 47 écus; le sonneur du Capitole, à raison de 26, écus | ; le total de cette liste s'élevait à 32.5 13 écus; les rentrées atteignaient 32484 écus, en sorte qu'il suffit d'un incident pour amener la catastrophe ; les officiers de la gabelle s'assemblèrent et désignèrent quatre députés pour aviser aux moyens de porter remède à la situation et le conseil public consulté ratifia leur choix en leur donnant pleins pouvoirs. Néanmoins, Tannée suivante, les émoluments d'un certain nombre d'officiers furent augmentés et le conseil, dont la politique financière semble avoir été fort incertaine, décida qu'on ferait face à l'accroissement de dépense qui résultait de cette décision avec le produit de la vente d'une charge

de notaire d'un juge collatéral ; plus tard on y emploierait les amendes infligées aux boutiquiers'.

Cette pénurie n'empêchait pas l'administration capitoline de s'entourer d'un pompeux appareil et de s'encombrer d'un nombreux personnel. On avait créé entre autres fonctionnaires nouveaux, un secrétaire du peuple nommé par le conseil public sur la présentation du conseil secret, un maître du palais, un majordome à qui on dut rappeler qu'il ne pouvait disposer à son gré des objets appartenant au Capitole*,un scribe du palais; tous les ans, le conseil désignait un certain nombre de délégués chargés de contrôler les différents services qui dépendaient encore du Capitole; deux délégués aux ventes de charges; douze pour surveiller l'adduction et la distribution de Vaqua Felice, quatre pour surveiller l'entretien des édifices capitolins, quatre pour surveiller les défenseurs des décrets, deux pour surveiller le computiste, cinq pour conseiller les conservateurs, quinze pour présider aux courses, neuf pour acheter de la cire vierge. En outre, comme il a été dit, quarante conseillers étaient adjoints aux membres du conseil secret '.

Comme si ce n'eût pas été assez de nommer des titulaires aux diverses charges, on leur donnait des coadjuteurs ^; il y eut un coadjuteur au trompette des conservateurs, un coadjuteur au sonneur du Capitole et au qua-

1. Anhiv. Stor. Capit., Cred. i, vol. XXXI, fol. 267, 313 etXXXII, 390. On déclara d'autre part que tout mandat qui n'aurait pas été touché dans l'année serait périmé {Ibid., fol. î8i).

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