‹ Les institutions communales de Rome sous la Papauté [microform]Chapitre 165 sur 191 · Amayden confirme son dire · texte numérisé non relu

Amayden confirme son dire

tiens publiques aux dépens des revenus de quatre gros bourgs qu'ils ont autour de Rome et qui leur rendent vmgt mille écus l'année, savoir Vitorchiano, Magliano, babme ^ et Cori, mais les papes ont assigné la plupart de leurs revenus pour aider à payer les lieux des Monts (l'intéret des parts sur les monts-de-piété) ^ » Us avaient d'aileurs toujours droit à la franchise pour le vin nécessaire à leur « famille » ; en 1616, ils firent entrer à ce titre cinquante-six barils de vin de la campagne romaine et six de vm de Naples, « vinogreco^ . ; de même, ils maintenaient toujours leur privilège de recevoir les têtes des thons esturgeons, ombres qui dépassaient la longueur prescrite • ils firent même rétablir en 1706, la mesure qui se trouvai! au marché et qui était usée 4. Leurs vêtements de cérémonie étaient de grandes robes de velours noir avec des bonnets de sénateur. Ils étaient accompagnésdu prieur, quand ils allaient offrir en grande pompe un calice d'or ou des cierges dans les églises. Une fois l'an, ils présentaient au pape, en signe de soumission, un veau de lait couvert de rubans Dans les cérémonies publiques, ils siégeaient immédiatement à la gauche du cardinal camerlingue K Ils prêtaient serment entre ks mains du pape et

î II

ces^viEri^uole •T."?'' ''"'.' '="' "" "^ '' '^^^°" que rendaient

tait S: ^uf ™ fé": ?E A::r ir '^^ '>i ^^•"~^-

veneli, vol. XI, p. 40). ' '^""" ''«''' «'»*'«'^'atori

5. Archiv. di Slato, Mand. Camer., 1609-1616, fol 45 4. Archiv. Stor. Capil., Cred. i, vol. XLII, fol 75

f^VIn

devaient, comme le sénateur, lui rendre compte de leurs actes chaque quinzaine \

Les caporioni étaient élus tous les trois mois par imbossolaiione ; chaque officier sortant désignait six candidats et l'on tirait au sort, parmi les quatre-vingt-quatre bulletins, les noms des quatorze futurs officiers. « Durant le siège vacant, dit Deseine, les caporioni ^ arment les bourgeois pour la défense de leur quartier et toute la nuit, ils font la ronde et la patrouille chacun dans son détroit '. » En temps ordinaire, ils continuaient à avoir le commandement supérieur de trois cents sbires armés d un poignard, d'une carabine et de pistolets passés à la ceinture, lesquels tenaient garnison au Capitole sous les ordres immédiats des capotori. Le pape leur fournissait au besoin des armes; en 1678, il leur fit remettre par le gardien deTarsenal du château Saint-Ange, 560 mousquets munis de leurs fourches, 280 piques, 14 hallebardes ^ Les caporioni dis-

1. Archiv. Stor. Capit., Cred. vil, voL I, foL 115 ; Cred. l, voL XLI,

foL 47.

Page 1