‹ Les institutions communales de Rome sous la Papauté [microform]Chapitre 168 sur 191 · Amayden (pp. cU.y · texte numérisé non relu

Amayden (pp. cU.y

3. Archiv. Stor. Capit., Cred. i, vol. XXXV et vol. XLIV, fol. 16.

Le conseil secret se composait, à la fin du xvii^ siècle, des « ministres du Capitole ' », à savoir : les trois conservateurs, les caporioni, l'avocat du peuple, le procureur fiscal, le secrétaire du peuple ou son suppléant, le chapelain, le majordome devenu fonctionnaire à vie ^ et trente-trois conseillers ; au commencement du xviii* siècle, on y trouve un « député » que l'on nommait tous les ans^ par voie de tirage au sort, pour assister aux séances et, apparemment, en rendre compte au pape; on ne pouvait délibérer sans qu'il fût présent. Le conseil avait subi d'ailleurs une modification profonde; depuis l'année 1699, onlui donnait le nom de congrégation, terme qui n'était guère attribué en Italie qu'aux assemblées d'ecclésiastiques ; c'était peut-être pour montrer sa complète dépendance du pouvoir pontifical. De fait, le conseil était obligé d'en référer au pape à tout propos, pour obtenir l'autorisation de faire changer les banderoles des trompettes de ses fedeli, pour dépenser vingt écus au nettoyage des fontaines ^ ; ses séances se passaient à accorder le droit de cité à ceux que lui désignait la Curie et parfois à imposer des condamnations aux infracteurs des lois somptuaires ^. Il ne lui était plus permis

(année 171 5). En 1622, il y avait dix-neuf imbossaîatori pour les hautes fonctions, à savoir : le camerlingue gouverneur, les trois conservateurs, dix caporioni, les quatre maréchaux ; il y avait, en outre, dix imbossalatori pour les maestri di strada, seize pour les maestri justiciarii, quatorze pour les pacieri. Voir Armellini, il Diario di Leone X, p. 125.

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