‹ Les institutions communales de Rome sous la Papauté [microform]Chapitre 169 sur 191 · Amayden · texte numérisé non relu

Amayden

2. Cette fonction était attribuée de droit à un habitant de Vitorchiano (Archiv. Stor. Capit., Cred. i, vol. XLII, fol. 128).

3. « Z^ deîibera:(ione del Consiglio dipendono tutte dalla volontà del papa, il qmle ogni giorno abbatte più Vordine del popolo... a écrit Paolo Tiepolo (loc. cit.).

4. Archiv. Stor. Capit., Cred. i, vol. XLLI et XWpassim. En l'année 1700, le conseil dépensa cinq écus en port de lettres (vol. XLI, fol. 8).

que de nommer quelques officiers subalternes ' ; il désignait les r^/w/(7r/ et inspectait de temps à autre les murailles devenues bien inutiles de la ville ; la fixation du montant de certaines taxes, la taxe sur la viande, celle sur le vin, l'érection de nouveaux Monts, dépendaient de lui, encore ne jouissait-il pas de ce droit sans conteste de la part de la Chambre apostolique (1701). L'entretien et la garde du Capitole, l'attribution de salles d'audience aux consuls des diverses corporations étaient également attribués au conseil, de même que la surveillance de l'église du Panthéon; une fois, il osa en faire changer les clefs ^ ! Les quatre podestats des villes vassales lui devaient obéissance ; toutefois en 1698 (12 mai) les conservateurs demandèrent qu'on appliquât dans ces villes les « ordonnances » générales de la consulta ' qui leur semblaient plus propres que

1. Le vol. LU, Cred. vi, Archiv. Stor. Capit., contient une série de brefs, chirographes et patentes accordant, au nom du pape, la plupart des fonctions et des emplois qui relevaient naguère du peuple (1633- 1686), charges de scribe du sénat, de mesureur attitré, de gardes des fontaines, de douanier de Ripa et Ripetta.

2. Archiv. Stor. Capit., Cred. i, vol. XLIII, fol. 7, 142, vol. XLI, fol. 92, vol. XLII, fol. 57. Il avait aussi la charge de l'entretenir; en 1687, il fut ordonné aux conservateurs d'employer à la réparation de la coupole l'argent que fournissaient la Chambre apostolique et la juiverie pour les fêtes du carnaval et, par suite, de supprimer ces fêtes (JHd., Cred. vi, vol. XLVII, fol. 29).

3 . Plettemberg, Notitia Congregationum et tribumlium Curix KomanXy Heidelberg, 1693, p. 746. « Congregatio... qux consulta dicitur constituta est ex magno cardinaïium numéro. » Le fiscal et nombre de prélats en faisaient, en outre, partie. Quant à son rôle, Plettemberg dit qu'il consistait principalement à trancher les querelles qui surgissaient tant au civil qu'au criminel entre les habitants des villes et des bourgs dépendant de Rome et les gouverneurs qui y exerçaient le pouvoir ou leurs lieutenants, notaires et autres subordonnés. Le tribunal de la consulta, bien que formé exclusivement d'ecclésiastiques, ne connaissait que des affaires civiles et tout s'y « traitait et s'expédiait gratis ».

leurs anciens statuts à mettre un terme aux crimes et aux abus qui s'y commettaient ^

Ce qui prouve que les attributions effectives des magistrats du Capitole avaient sensiblement diminué, c'est qu'en 1706, on confia à un seul titulaire les fonctions de protonotaire du sénat, de notaire des conservateurs, de notaire de la Chambre capitoline, jadis séparées ^.

En 173 1, le pape renouvelle par un bref V autorisation accordée aux conservateurs de désigner un prélat romain pour juge de la Chambre capitoline ^

Le conseil communal avait décidé, en 1686, la suppression de la charge de gonfalonier du peuple attribuée héréditairement, depuis 1530, aux fils aînés de la famille Cesarini ; en conséquence l'allocation de 672 écus attachée à cette charge fut annulée parle Saint-Siège qui la fournissait +.

Enfin, on avait dû supprimer la Corte Savella, tant il s'y était commis « d'injustices et de friponneries ^ ». Cepen-

1. Bihl. Casanat.y Bandi, vol. XIV, n. 177. En 1745 les quatre podestats reçoivent l'ordre d'envoyer sans délai les statuts des villes qu'ils administrent; ils étaient donc encore en vigueur (ArcJnv. Stor. Capit.y Cred. I, vol. XLII, fol. 19.)

2. Archiv. Stor. Capit., Cred. i, vol. XLII, fol. 105. D'ailleurs à partir de 1700, on supprima nombre de charges n peg sgravio dei pesi e debiti del Popolo Romano, charge de gardien du Cloaca Maxima, de sous-computiste de la douane des Études, de porteur de banderoles et autres. En 17 10, on supprima même le cuisinier des conservateurs (Archiv. Stor. Capit.y Cred. vi, vol. LVII). Se reporter à ce qui a été dit p. 331.

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