‹ Les institutions communales de Rome sous la Papauté [microform]Chapitre 22 sur 191 · P. Adinolfi, Roma nelF età di Me^^o, 1. 1, p · texte numérisé non relu

P. Adinolfi, Roma nelF età di Me^^o, 1. 1, p

foule Tor à pleines mains pendant qu'ils se rendaient du Vatican au Latran. Les lieux où le cortège s'arrêtait pour que Ton procédât à ces distributions étaient fixés par les traditions '. N'y avait-il pas un symbole dans cette coutume? La papauté était, pour Rome, une source de richesse, fatale et inépuisable. Grâce à elle, le peuple pouvait vivre le plus souvent dans l'oisiveté. Il n'avait point appris à se suffire à lui-même et ne possédait ni l'énergie, ni la cohésion nécessaires à l'affermissement d'un régime de liberté. C'est pourquoi toutes les tentatives révolutionnaires, celles de Crescentius, d'Armand de Brescia, de Cola di Rienzo, de Porcari, quels que fussent l'énergie de leurs auteurs et l'engouement premier du peuple, échouèrent misérablement.

Assurément, surtout depuis Albéric, le peuple avait acquis une influence un peu plus stable ; ses représentants, nous Tavons vu, faisaient partie des ambassades officielles, contresignaient certaines conventions diplomatiques et, avec les decarcones, les milices étaient devenues populaires ; néanmoins, la participation du peuple aux affaires n'était encore que tolérée^.

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