‹ Les institutions communales de Rome sous la Papauté [microform]Chapitre 36 sur 191 · Theiner, t. I, p · texte numérisé non relu

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quelles il voulut faire participer le roi de France, afin d'obtenir que Charles n'acceptât ses fonctions que pour une durée limitée, cinq ans (1264) '.

Cette restriction fut éludée et Charles resta sénateur près de vingt ans, avec une courte interruption ^ Innocent V Tautorisa même officiellement, quand il fut devenu roi, à conserver la charge de sénateur (2 mars 1276 3).

Il y avait cependant, dans cette innovation, un grave péril pour l'autorité pontificale; si elle se fût perpétuée, Rome serait devenu le fief, non plus d'un souverain lointain, mais d'un prince voisin et puissant. Le Saint-Siège finit par s'en apercevoir. Quand Nicolas El monta sur le trône pontifical, son premier soin fut de mettre un terme à cet état de choses. A cet effet, il publia, le 18 juillet 1278, une constitution dans laquelle il était déclaré que dorénavant les rois, les empereurs, les princes, les marquis, ducs, comtes ou barons, les dignitaires de l'empire et même leurs pères, leurs fils, leurs neveux ne pourraient être revêtus de la magistrature sénatoriale, à moins qu'ils ne fussent Romains de naissance et en fixait à une année la durée *. Charles protesta mais en vain. Tout ce qu'il put obtenir fut de ne résigner ses fonctions qu'à l'expiration de la période décennale pour laquelle il les avait acceptées et qui se terminait précisément le 16 septembre de cette année. Nicolas in prit alors, ou se fit décerner par le peuple, la

1. Theiner, t. I, p. 160 et suivantes. Rainaldus avait, en partie, publié ces documents, ad an., n. 24. Voyez aussi, au sujet de cette élection, les registres de Clément IV, publiés par Edouard Jordan,

Paris 1894, p. 117.

2. Henri, fils du roi de Castille et allié de Manfred, s'imposa aux Romains comme sénateur en 1267.

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