Theiner, t. II, p. 28, 35 , 36, 140, etc
5 . Ceci ressort de l'ordonnance promulguée contre les hérétiques par le sénateur Annibaldo (Theiner, 1. 1, p. 96).
men n'était pas encore très sévère ni l'impartialité des juges toujours assurée. Il arrivait même parfois que les fonctions de sénateurs et de syndics fussent confondues. Une confirmation de 1336 porte : « Nos... Senalores illustres, Syndici et capitanei ' » .
Ces juges ou syndics étaient nommés quelquefois par le
peuple ^
Les sénateurs résidaient au Capitole, c'est là qu'ils rendaient la justice. C'est là que s'installa Henri VII quand il vint à Rome en 13 12. « Rex fecit Senalorem et jusUtias in Capitolio sedens » dit un chroniqueur K Pour ne s'être pas conformé à cette coutume, Charles d'Anjou s'attira les plus vifs reproches de la part du pape ^.
Les sénateurs ajoutèrent d'abord à leur titre, comme on a dit, celui de capitaines du peuple ou de défenseurs de la ville, puis l'usage s'introduisit de faire précéder leur nom de l'épithète de Ma^nificus ou à'Illustris; dans les derniers temps de l'institution sénatoriale, on décora les sénateurs du titre d'Illustrissime et Alexandre VII accorda le premier au sénateur Negrelli (1662) la faveur de se faire appeler Excellence. Ainsi, comme il arrive si souvent, moindre devenait l'importance de la charge, plus sonores étaient les adjectifs dont on gratifiait ceux qui en étaient revêtus.