‹ Les institutions communales de Rome sous la Papauté [microform]Chapitre 51 sur 191 · Theiner, t. II, p · texte numérisé non relu

Theiner, t. II, p

ment de la ville * . Ils confirmaient les statuts des corporations au même titre que les sénateurs % et, lorsque les milices du peuple romain eurent écrasé la rébellion de Velletri, en 1362, ce furent eux qui en informèrent la république de Florence, conjointement avec le sénateur. Enfin, en 1363, ils remplaceront un moment le sénateur, se prévalant d'un droit que les statuts ne leur donnait cependant nullement ^ .

Ainsi le peuple remplaçait sans se lasser une magistrature par une autre à mesure que la papauté le dépouillait à son profit de celles qu'il créait. L'institution sénatoriale ayant été détournée de son but, il avait confié sa défense au conseil des buonuomini qui , sous des apparences modestes, finit par exercer de fois à autre un pouvoir égal à celui du sénat. Celui-ci supprimé, les sept réformateurs lui avaient été substitués.

Le Saint-Siège s'alarma de leur puissance grandissante. On possède, à ce sujet, des renseignements assez curieux. Par les comptes du trésorier du Patrimoine de Saint-Pierre (Tuscie, province de Viterbe), il est prouvé que, dès l'année 1359, le pape avait envoyé un agent secret à la femme du recteur de Rome pour s'enquérir des intentions des réformateurs*, d'autant que depuis quelque temps, des troupes aux ordres des réformateurs, dévastaient effrontément les terres de l'Eglise. Quelque temps après, le pape chargea un autre émissaire de faire, à ce sujet, des remontrances aux

1. « Nos... Reformatores Reipuhlicx ad Urbis Regimen deputati secundum fortnam capituloriim confirtnalorum per dominum legatum. » Statuts des Marchands, Gatti, p. 88 ; cf. Platina, Vie d'Innocent VI.

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