‹ Les institutions communales de Rome sous la Papauté [microform]Chapitre 52 sur 191 · Theiner, t. II, p · texte numérisé non relu

Theiner, t. II, p

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réformateurs et de les supplier (ad supplicandum) de rappeler leur capitaine. Cette ambassade coûta au pape une vingtaine de florins et demeura sans résultat car, en 1362, un nouvel envoyé est mandé à Rome avec des instructions identiques. Cette fois, il reçut Tassurance que les sept ne songeaient pas à faire de changement dans les terres de l'Église ^ Le pape dut se satisfaire de cette réponse. On dit toutefois, mais il n'est pas prouvé, qu'il envoya à Rome Ugo de Lusignan, neveu du roi de Chypre, avec mission expresse d'abolir le septemvirat ^

Cependant les Romains étaient plus impatients que jamais de toute domination; ils venaient d'installer au Capitole un plébéien Lello Pocadota \ qu'ils ne surent d'ailleurs pas soutenir. Les nobles rentrèrent. Mais tant d'indices montrèrent à Innocent VI et à Urbain V, qui lui succéda le 28 octobre 1362, que de plus longs atermoiements seraient dangereux. Force était de faire aboutir la réforme et d'accorder au peuple une constitution. Ce fut une concession que le Saint-Siège fit au peuple, non un joug qu'il lui imposa, comme on l'a pensé à tort. Il est vrai que les réformateurs durent se retirer mais, en compensation, le peuple devenait, comme on le verra, le maître de l'administration, à s'en tenir au texte de la constitution tout au moins. Son opposition aux entreprises de la papauté sur le gouvernement de la ville qui, latente souvent, violente quelquefois, ne se démentait jamais, l'emportait cette fois ^.

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