Tout au moins dans un des manuscrits. {Re^ p
2. Voyez la lecture faite par M. de Rozières dans la séance publique annuelle de l'Académie des Inscriptions et Belles- Lettres, le 6 décembre 1878 et intitulée : Les anciens statuts de la ville de Rome. (Journal officiel
du 16 décembre 1878, p. II974-) ^ ,
3. M. La Mantia fut autorisé à consulter l'un des manuscrits de la Vaticane durant trois heures seulement. L'intelligente libéralité du pape actuel a permis aux érudits de prendre connaissance plus ample de ce précieux document comme de tant d'autres.
4. Ottobonianoj^i et 1880, Vaticano'j^oS, ArchivioSegretOy Arm.JV, vol. 96, Archivio diStato, Race, Sat., 698. Camillo Re en donne, p. xvii et sq.y la description détaillée. Il existe une autre copie de ces mêmes statuts qu'il n'a point connue aux Archives capitolines, Cod. xv, vol. 45. Elle paraît dater de la première moitié du xv^ siècle, peut-être du pontificat de Martin V.
ÉLABORATION DES STATUTS DE Ijéj 81
Le cardinal Albornoz coopéra-t-il effectivement à la rédaction de ces statuts ? On ne le sait. Du moins son influence s'y fait sentir de façon incontestable. En Romagne, il s'était efforcé de substituer à la haute noblesse, batailleuse et indocile, la gentilhommerie et même l'élément populaire plus aisément maniable. La révolution, car on peut bien lui donner ce nom quoi qu'elle ait été amenée par une lente préparation, qui eut lieu en 1363 et queconsacra la publication des statuts, eut le même objet : accession du peuple et de la gentilleiia aux affaires, éloignement de la noblesse. Il se pourrait donc fort bien que l'audacieux prélat qui sut rendre à l'Église son domaine compromis, y prit une part directe et active. Cependant, un peu plus tard, le pape Urbain V adressa une lettre au sénat et au peuple romain leur recommandant de respecter le légat Albornoz comme son représentant et de ne plus se laisser séduire par l'ennemi du genre humain qui avait fait naître entre eux et lui une fâcheuse zizanie ^ (avril 1364).
Maintenant, à quelle époque exactement Rome fut-elle dotée de sa nouvelle constitution ? On s'était longtemps contenté d'assigner à cet événement deux limites extrêmes : mtroduction de l'usage de nommer des sénateurs étrangers (1358), retour de la papauté à Rome (1377). H semble qu'à présent on peut serrer de plus près la vérité. On a de sérieuses raisons de croire que les statuts furent promulgués vers la fin de l'année 1362 ou, plus probablement, au commencement de l'année suivante. Voici pourquoi :
Un peu avant cette époque, les sénateurs commencèrent
I. Archivio segreto Vaticano. Reg. 246, fol. 196. RODOCANACHI. - Lts institutions communales de Rome. A
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