‹ Les institutions communales de Rome sous la Papauté [microform]Chapitre 71 sur 191 · ViLLARi, p · texte numérisé non relu

ViLLARi, p

3. « Senatus officium exeruntes secundum formant statutorum Urbis. » Il en est de même en 1388-1397. (Gatti, p. 108, 115, 118).

RoDOCANACHi. — Les institutions communales de Rome. q

il'

nir la soumission des Romains ^ Une convention fut signée le 12 décembre 1376. Le fort de la discussion porta sur les handeresi et leurs milices dont la suppression n'avait guère duré et que le souverain pontife considérait non sans raison comme un danger pour le Saint-Siège. Mais les handeresi devenaient de plus en plus aux yeux du peuple ses défenseurs, ses vrais protecteurs. La plus grande partie de la convention est donc consacrée à régler la situation qui leur sera faite. Le pape, « convaincu, disaitil, dans l'instrument de réconciliation, que les handeresi ne songeront désormais qu'à défendre contre les ennemis du dehors et à faire prospérer la ville de Rome et la sainte Église », consentait qu'ils continuassent d'exercer leurs fonctions mais il exigeait qu'ils lui prétassent serment d'obéissance et qu'ils vécussent, non plus comme les chefs de la ville au Capitole, mais comme de simples commandants de milice dans leurs propres demeures ^ En outre, les Romains s'engageaient à remettre entre les mains du pape les portes de la ville, à lui livrer les ponts, les lieux fortifiés, en un mot, à le traiter comme naguère Urbain V.

Les handeresi, abandonnés par le peuple qui avait hâte de voir la cour pontificale de retour dans ses murs, durent subir cette déchéance; ils allèrent même au-devant du pape, avec les chefs des quartiers, pour l'assurer de leur obéissance (17 janvier 1377) ^

La plupart des chroniqueurs s'accordent à dire que, cette démonstration faite, les handeresi renoncèrent com-

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