‹ Les institutions communales de Rome sous la Papauté [microform]Chapitre 72 sur 191 · Theiner, t. II, p · texte numérisé non relu

Theiner, t. II, p

3. Vie de Grégoire XI par Pietro Arnelio, dans Muratori, Rerum

Italie. Script., t. m*, col 705.

plètement à leur pouvoir ' , ce qui semblerait indiquer qu'en réalité Grégoire XI n'avait fait, en leur faveur, qu'une feinte concession et qu'une fois maître de la ville, il sut les obliger à résigner leurs fonctions. L'évêque de Cordoue avait donc raison d'écrire, vers cette époque, dans un rapport adressé au roi d'Aragon, que jamais les Romains ne s'étaient montrés si dociles ni si faciles à gouverner (1380) ^. Ils subirent sans murmurer le gouvernement de Gomez Albornoz, neveu du célèbre légat, homme dur et hautain, que Grégoire XI (1377) avait créé sénateur '. Urbain VI, son successeur, fit plus; contrairement aux prescriptions les plus formelles des statuts, il désigna luimême les syndics chargés d'examiner la gestion des divers officiers (8 septembre 1380) 4. Deux ans plus tard, c'est le sénateur en personne que le pape charge de syndiquer les officiers nommés par lui ou par le peuple (17 août 1382) K Toutefois, un semblant d'autonomie était encore laissée aux Romains.

Lorsqu'un accommodement fut conclu, sous les auspices du Saint-Siège, entre le préfet de Vico et la ville de Rome, le peuple, ou plutôt ses représentants, fut appelé à le ratifier dans une séance solennelle tenue dans la grand'salle du Capitole « uhi concilia gêner alia Urhis fieri soient, » (17 novembre 1377) ^.

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