‹ Les institutions communales de Rome sous la Papauté [microform]Chapitre 80 sur 191 · DE · texte numérisé non relu

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Tant que dura le schisme, la situation politique de Rome demeura incertaine. On est en pleine période révolutionnaire et les relations réciproques comme les pouvoirs des magistrats changent à chaque instant ; parfois le pape dominait sans contrôle et sans conteste, parfois le roi de Naples ' ou quelque aventurier comme NiccolôFortebraccio y imposait son autorité, parfois le peuple reprenait ses droits. Quand Martin V arriva enfin dans sa capitale (septembre 1420), les Romains ne tardèrent pas à s'apercevoir qu'ils avaient trouvé un maître, non pas que le pape les dépouillât brutalement de leurs droits; en sage politique qu'il était, il respecta les vieilles institutions mais s'arrangea pour s'en faire des instruments de règne. Non seulement il usa souvent de la prérogative de nommer le sénateur dont s'était emparé le pouvoir pontifical, mais il prorogea même de deux mois, contrairement aux règlements statutaires, les fonctions de Bartolomeo Gonzaga, dont il avait eu à se louer ^ ; il désignait les syndics chargé de

1 . En 141 3, le pape napolitain Jean XXIII lui accorde le titre de Illuminator illustris Urbis; cette appellation est très rare (Theiner, t. III

2. En 1484, Sixte IV récompensa de même façon, en dépit des statuts, les conservateurs et les caporioni (Infessura, éd. Tommasini p. 138).

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