Il en fut de même en 141 7. Theiner, t. III, p
Capiîibus regionum et populo romano ^ ». Les caporioni avaient alors la responsabilité de la garde de leurs quartiers respectifs; cette même année 14 17, celui du quartier du Campo Marzo, ayant laissé pénétrer dans la ville Sforza par la porte del Popolo, fut condamné à trois cents ducats d'amende ^ Lors de l'entrée de Martin V, à Rome, les rues furent illuminées par les soins des caporioni: dans le cortège qui accompagnait les pontifes lorsqu'ils allaient ceindre la tiare, le prieur des caporioni figurait en bonne place, à cheval, étendard en main. On lui remboursait ses dépenses K
On a souvent confondu les caporioni et les banderesi *. Ils leur succédèrent, il est vrai, comme chefs du peuple, mais avec des attributions et des pouvoirs différents, ceux-ci ayant été plus particulièrement des tribuns militaires, ceux-là étant des quarteniers, chefs de milice par occasion. Leur autorité est encore précaire; elle ne s'exerce guère ou plutôt ne prend d'importance qu'en temps de trouble; aux époques de régime normal, les conservateurs restent les chefs du gouvernement et disposent des places importantes; ce sont eux, par exemple, qui désignent le gardien du pont Molle, la clef de la ville ">,
Les conservateurs avaient le droit d'accorder des Litterx testimoniales aux notaires, c'est-à-dire de les rendre habiles à instrumenter valablement ^.