PRÉFACE
En publiant , il y a un an , les Institutions de SpartCy nous annoncions celles (l'Athènes. Ces deux villes qui se disputèrent rhcgcmonie de la Grèce ne peuvent être séparées. Leur histoire est intimement liée , et le contraste de leur caractère , de leur cons- . titution et de leur génie, met dans un relief saisissant ces deux grandes physionomies.
Athènes demandait de plus grands développements que Sparte. La cité de Lycurguc n'a pas eu d'écrivains, et tout ce qui la concerne doit ôtrc demandé aux historiens, aux poètes, aux philosophes, aux polygraphes qui ont vécu chez sa rivale ou subi son influence. Tout, au contraire, parle d'Athènes, les monuments dont le monde entier connaît les ruines, les statues et les bas-reliefs découverts tous les jours, les inscriptions exhumées et ces quinze cents auteurs dont Athénée, dans sa^ Dclpnosop/ilstcs, cite le nom. Nous n'avons que des restes, il est vrai, mais leur beauté est incomparable et les renseignements qu'ils renferment sont de la plus haute importance.
La difficulté change, et, à la stérilité, succède une