‹ Les institutions d'AthènesChapitre 183 sur 335 · CHAPITRE VI 3ol · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI 3ol

d'abuser, et qui devient, quand elle n'est pas animée par Thonnêteté, aussi honteuse pour l'homme que préjudiciable à l'État. Polybe, qui en condamnait certainement les excès, en parle ainsi : « Dans presque toutes les choses hum.aines, nous devons mesurer par l'opportunité les affaires que nous avons à entreprendre. Dans l'opportunité est la plus grande force (1). »

vSon œuvre sage dura dans ses principales parties, malgré les révolutions, parce que, loin de contraindre la nature, elle l'aidait et la contenait. Il ne poursuivit pas une perfection idéale, heureux de ce qu'il pouvait réaliser, et jaloux de n'en rien perdre. Il voulut faire de son peuple le premier de la Grèce ; il y parvint, et s'il n'en fit pas le plus sage, c'est que la liberté humaine est encore plus puissante que toutes les précautions de la prudence et du patriotisme.

(1) XXVII, fragments, 18.

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